Toute la sensualité de l’art de l’Inde ancestrale

Le 23 juillet 2020, par Philippe Dufour

D’une importante collection d’arts asiatiques réunie par un ambassadeur français dans les années 1960, provenaient des pièces affichant une nudité magnifiée par les artistes indiens.

Inde centrale, XIe-XIIe siècle. Statue de divinité féminine en grès rose, h. 51 cm.
Adjugé : 11 780 

Les sculpteurs œuvrant dans l’Inde centrale entre le XIe et le XIIe siècle ont aimé représenter les divinités féminines parées seulement de bijoux, de diadèmes et de quelques voiles légers… En voici un parfait exemple avec cette effigie en grès rose (h. 51 cm), aux courbes sensuelles bien rythmées. Une esthétique qui devait déclencher une rixe d’enchères, close par un coup de marteau à 11 780 €. De la même collection était également issue une séduisante coupe en cristal de roche gravé de scènes animées et de paysages, un travail européen du XVIIIe siècle que l’on saisissait contre 8 680 €. En verre blanc soufflé-moulé cette fois, suivait un vase décoré de représentations de martins-pêcheurs, mais pas n’importe lequel : il porte la marque de René Lalique. Pour ce modèle classique créé en 1923, un amateur a déboursé 7 688 €. Sur les cimaises, se détachait un tableau (65 92 cm) d’une école du XVIIIe siècle, mais d’après Pierre Paul Rubens (voir l'article Le triomphe de Rubens de la Gazette n° 28, page 83) ; pour ce Triomphe de la foi catholique, il fallait avoir prévu 4 836 €. Le meilleur résultat de la vacation était à venir avec les bijoux : une bague en platine agrémentée d’un diamant coussin de 3,32 ct, de taille ancienne, changeait de mains pour 24 180 €.

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