Fantin-Latour, en toute simplicité

Le 04 mars 2021, par Sophie Reyssat

Finement observée et délicatement retranscrite, cette nature morte témoigne de l’art subtil du peintre.

Henri Théodore Fantin-Latour (1836-1904), Nature morte à la tasse et au pot de terre, 1860, huile sur toile marouflée sur carton, 21 32,5 cm
Adjugé : 12 340 

Récemment mise en lumière par plusieurs expositions d’envergure, dont une rétrospective au Grand Palais en 2016-2017, l’œuvre d’Henri Théodore Fantin-Latour se rappelait à nous avec cette Nature morte à la tasse et au pot de terre. Elle date de 1860, alors que l’artiste décide de se servir de telles compositions pour étudier les contrastes de tons et de textures. Le tableau se présente effectivement comme un exercice de style : la tasse en porcelaine, dont la lumière fait scintiller les filets dorés, s’oppose à la rusticité du pot de terre. Chaque récipient se découpe par ailleurs sur un fond neutre d’une couleur plus soutenue, tout en respectant une certaine gradation garantissant l’harmonie de l’ensemble : le blanc se détache sur du beige, et le marron sur du noir. Une élégance se dégage de ces objets, pourtant mis en scène avec une grande simplicité. Quatre autres natures mortes, peintes la même année dans un esprit similaire, ont été répertoriées par Mme Fantin-Latour. Place à une surprise, ensuite, avec une toile de Marie Joseph Léon Clavel, dit Iwill, dont La Nuit, Venise, attendue au plus à 300 €, était saluée à 7 527 € pour son onirisme (38 61 cm). Animal nocturne, le Fennec sculpté par Édouard Marcel Sandoz, une fonte ancienne de Susse frères (12,7 14,5 6,5 cm), sortait de sa tanière pour 8 391 €.

samedi 27 février 2021 - 02:30 - Live
SGL Enchères - Frédéric Laurent de Rummel et Peggy Savidan
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