Objets chinois, armes anciennes et œuvres de Molinier ou d’Arrue

Le 20 juin 2019, par Philippe Dufour

Un programme dense et très varié pour cette vacation, s’étendant des arts d’Asie à ceux du Pays basque, d’un armet du XVIe aux peintures du XXe siècle.

Chine, dynastie Ming (1368-1644). Vase rhyton en jade céladon pâle et rouille sculpté, h. 10 cm
Adjugé : 24 025 €

De la Chine impériale nous venaient les objets les plus précieux, issus de la collection de Jean Cayrol (1911-2005), romancier, éditeur et résistant français, ensemble qui totalisait à lui seul 99 530 €. Elle était dominée par un bodhisattva acheté 28 600 €, une statuette en jade ciselée au XXe siècle, où la divinité est représentée assise sur une double base lotiforme, parée de bijoux et coiffée d’un diadème. Pour les libations, on s’emparait, en échange de 24 025 €, d’un vase rhyton en jade céladon pâle et rouille sculpté de la dynastie Ming (1368-1644), sculpté sur le pourtour d’un grand phénix sur fond de spirales. Plus mystérieux, un disque bi, toujours en jade, possiblement archaïque et attribué à la dynastie Zhou, attirait 14 185 €. Parlons peinture occidentale pour continuer, avec une Suite pour Ubu Roi de Joan Miró, de 1966, partie à 20 295 €. Il s’agit de la série des treize lithographies en couleurs, complétée de treize lithographies en noir, dans un emboîtage toilé gris-vert de l’édition. Sud-Ouest oblige, Ramiro Arrue était aussi au rendez-vous, avec ses Pelotaris, une gouache, signée, provenant d’une ancienne collection de Saint-Jean-de-Luz (16 000 €). Quant au Bordelais Pierre Molinier, on pouvait avoir de lui l’un de ses rares autoportraits, L’Homme au béret, daté 1948, en échange de 8 610 €. Plus sulfureuse, l’une de ses mythiques photographies en travesti, Autoportrait assis avec loup et voilette, se laissait apprivoiser pour 1 170 €. On passait sans transition aux armes anciennes, emmenées par un armet allemand de type «Maximilien» en fer forgé d’une seule pièce, à crête et bourrelet guillochés, du XVIe siècle (11 685 €).

Panorama (après-vente)

Luxe contemporain

Bentley, la respectable marque so british, a été fondée par Walter Owen Bentley en 1919 à Crewe, dans le Cheshire. Passé dans le giron du groupe Volkswagen en 1998, le constructeur présente le coupé de luxe Continental GT W12 au Salon de l’automobile de Paris en 2002. Pour ce type 3WCE41 immatriculé le 14 janvier 2005, de couleur noire, avec une sellerie en cuir havane, au moteur 12 cylindres de 5 998 cm3 (et 39 078 kilomètres au compteur), il fallait avoir prévu 46 750  €. Cela se passait à Bordeaux, sous l’égide de Briscadieu OVV (M. Saint-Gal) le samedi 15 juin.

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