Arts premiers, de la Papouasie à l’Afrique

Le 19 mars 2020, par Philippe Dufour

Aux embouchures des fleuves Sepik et Ramu, vivent des tribus qui honorent d’impressionnantes statues d’ancêtres, portant le nom de « kandimboang ».

Région du Bas-Sepik, Papouasie - Nouvelle-Guinée. Figure ancestrale en bois à ancienne patine d’usage brune et traces de chaux, h.  68,5 cm.
Adjugé : 26 000 

On avait un bel exemple de l’art sepik avec l’une de ses figures anthropomorphes, en bois avec une ancienne patine d’usage brune et traces de chaux (h. 68,5 cm), enlevée à 26 000 €. Elle représente un personnage féminin nu, debout, les genoux fléchis et le nombril agrémenté d’un motif concentrique symbolique. Le nez affecte la forme d’un bec d’oiseau, alors que les mains sont posées sur sa poitrine. Ces effigies étaient sollicitées lors des rituels d’initiation, jouant le rôle de protectrices pour la communauté. Son style archaïque se révèle archétypal de l’art classique du Bas-Sepik, ce que confirme un test au carbone 14, qui date cette œuvre du début du XIXe siècle, dont par ailleurs, une étude avait été réalisée en 2017 par Laurent Granier, spécialiste des arts mélanésiens anciens. A 10 200 €, on pouvait ensuite choisir entre deux masques : le premier en bois, clous en cuivre et pigments naturels, servait lors de danses chez les Bété - sur le territoire de l’actuelle République de Côte d’Ivoire - au début du XXe siècle (30 23 cm). Quant au second, Calabar, il provient de l’ancien Nigéria : anthropo-zoomorphe, en bois sculpté et pigments, il possède des yeux tubulaires formés de huit cylindres rehaussés de bleu de lessive ; il date également du début du XXe siècle (h.  74 cm).

mardi 10 mars 2020 - 15:00 -
20, rue Jean-Jaurès 06400 Cannes
Cannes Enchères
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