Mai-Thu et Vu Cao Dam sur les bords de la Garonne

Le 04 novembre 2020, par Philippe Dufour

Grâce aux artistes Mai-Thu et Vu Cao Dam, l’opérateur toulousain a remporté de grands succès.

Mai-Thu (1906-1980), Jeunes filles au miroir, 1943, encre et couleurs sur soie, signature avec cachet en haut à gauche, datée, 54,7 46 cm.
Adjugé : 231 250 

Les deux maîtres vietnamiens étaient représentés par des œuvres provenant, par descendance, de la collection privée d’André Romanet, qui a dirigé deux galeries, l’une à Paris, rue de Seine, et l’autre à Alger, rue d’Isly (voir l'article Terre aimée, du Vietnam au Lot de la Gazette n° 37, page 112). C’est cette dernière qui a abrité ces gracieux duos féminins caractéristiques de l’école indochinoise. Pour Mai-Thu, il s’agit de Jeunes filles au miroir (54,7 46 cm) peintes à l’encre et couleurs sur soie, la première ajustant la coiffe de la seconde. La composition est signée en haut à gauche avec un cachet, et datée 1943. Attendue à 50 000/80 000 €, elle a charmé à hauteur de 231 250 €… Quant à Vu Cao Dam, s’illustrant dans sa première spécialité – la sculpture –, il est ici l’auteur d’un groupe en terre cuite légèrement pigmenté, au charme archaïsant, Jeunes Vietnamiennes ; il arbore une signature incisée sur la base, contresignée sous la base et numérotée 9/10 (h. 37 cm). Aussi cette pièce séduisante, des environs de 1940, a-t-elle recueilli 50 000 €. Direction la Chine impériale ensuite, avec un imposant vase de forme balustre en argent (h. 56 cm, 4 097 g), au décor en émaux cloisonnés d’arbustes en fleurs : il date de la période Whan Shu, soit de la fin du XIXe siècle, et a attiré pas moins de 51 250 €. Deux brûle-parfums en bronze se distinguaient aussi par des enchères presque similaires… Le premier, de bronze (l. 22 cm, h. 15 cm), en forme d’éléphant au repos, au harnachement et au tapis de selle finement ciselés, date de la fin du XVIIIe siècle, soit la période Jiaquing (13 750 €). Le second (h. 38 cm), à la belle patine médaille anciennement dorée, reposant sur trois têtes d’éléphant, le couvercle ajouré surmonté d’un éléphant harnaché, a vu le jour à la fin de l’époque Qianlong (13 375 €). Fermait la marche une statuette (h. 33 cm) en bronze à patine verte représentant un Garouda anthropomorphe, et qui avait vu le jour en Inde du Sud au XVIIIe siècle : elle était adjugée 18 026 €.

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