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L’âme slave d’un kovsh de la maison Karl Fabergé

Le 07 janvier 2021, par Anne Doridou-Heim

Forme, décor, technique et signature : le quatuor gagnant d’une pièce d’orfèvrerie emblématique de l’art russe.

L’âme slave d’un kovsh de la maison Karl Fabergé
Feodor Rückert pour Karl Fabergé (1846-1920), kovsh en vermeil émaillé polychrome à décor de motifs géométriques, fleurs et rinceaux stylisés, la proue ornée d’une vue du Kremlin depuis la Moskova, Moscou, 1908-1917, 9 11,5 cm, poids brut 162,40 g.
Adjugé : 201 500 

Lorsque ce kovsh est réalisé, entre 1908 et 1917 selon ses poinçons, la maison Karl Fabergé (1846-1920) est au faîte de son succès. Si dans ses ateliers de Saint-Pétersbourg, les pièces fabriquées sont plus adaptées au goût occidental de l’élite locale, à Moscou, c’est le style qualifié de «panrusse» qui domine, celui apprécié par la clientèle. C’est ce que montre cet objet. En effet, il est difficile de faire plus russe que le kovsh ! Il en est de même pour le recours à la technique de l’émail cloisonné sur vermeil, encadrant ici une peinture émaillée en plein montrant une vue du Kremlin depuis la Moskova. Tout transpire l’âme slave… Ceci plus une qualité d’exécution impeccable, due au talent du maître orfèvre d’origine allemande Feodor Rückert (1840-1917), a mené cette petite coupe à quadrupler l’estimation en recueillant 201 500 €. Disposant de son propre atelier moscovite, Rückert était spécialisé et reconnu pour la qualité de ses émaux et sa production d’objets inspirés des formes et motifs traditionnels russes. Il entama en 1887 une longue et fructueuse collaboration avec Fabergé, qui ne cessa qu’avec la Première Guerre mondiale.

Art Russe
mercredi 16 décembre 2020 - 14:00 (CET) - Live
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