Sur les quais d’Ouistreham avec Louis Valtat

Le 03 septembre 2020, par Philippe Dufour

Les adeptes d’une touche picturale très libérée étaient comblés à Deauville, où les meilleures places revenaient au peintre proche du fauvisme, ainsi qu’à Robert Combas.

Louis Valtat (1869-1952),Vue d’Ouistreham, le port à marée basse, vers 1930, huile sur toile signée en bas à droite, 38,5 55,5 cm.
Adjugé : 46 620 

Sous un ciel bleu pommelé de nuages blancs, se balancent quelques bateaux de pêche à l’amarre… La Vue d’Ouistreham, le port à marée basse (38,5 55,5 cm) a été brossée vers 1930, avec toute la vigueur généreuse de Louis Valtat. L’année précédente, pour passer ses vacances en famille, l’artiste a choisi ce petit port du Calvados, qui va bientôt constituer un excellent sujet de recherches grâce à ses lumières changeantes. La toile, répertoriée dans les archives Valtat sous le n° 655, était assortie d’un certificat de l’Association Louis Valtat en date du 7 avril 2014 ; elle a été appréciée à hauteur de 46 620 €. La deuxième place du palmarès était occupée, avec 41 580 €, par Robert Combas ; son Baiser (88 75 cm) peint en 1987, une huile sur toile, représente les ébats de deux personnages très amoureux… Deux lots se distinguaient encore : le premier porte la signature de JonOne, s’intitule Seeing ahead of the Others (2018) et appartient à la série «Birth of Wind». Mesurant 150 120 cm, cette technique mixte sur papier marouflé sur toile inscrivait 11 907 €. Tandis que l’œuvre N° 004 (102 127 cm), réalisée à l’acrylique sur une nappe par Claude Viallat, en 2009, recueillait 11 718 €. En revanche, le tableau Jatek de Victor Vasarely (voir l'article Victor Vasarely, joueur en ligne(s) de la Gazette n° 29, page 89) n’a pas trouvé preneur ; mais Gestalt II, Yellow (95 95 cm) de 1973, un de ses multiples aux éditions Pyra AG à Zurich, numéroté «2/8», a bien été saisi pour 5 670 €. La veille, mercredi 19 août, bijoux et montres vintage avaient déjà fait parler d’eux ; en particulier, dans cette dernière catégorie, la montre-bracelet de la maison F.P. Journe, nommée Octa Calendrier (n° 380-Q) ; en or rose 18 ct, avec triple calendrier, boîtier rond, dos squelette et cadran deux tons, elle s’envolait à 45 360 €. Au rayon joaillerie, brillait surtout un bracelet jonc en or jaune, agrémenté de 48 diamants taille brillant sertis dans une étoile, pesant ensemble 6 ct environ : signé Cartier, d’un poids brut de 59,5 g, il se laissait attacher contre 18 270 €.

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