Retour estival sur les planches pour Léger, Buffet et Haring

Le 12 septembre 2019, par Philippe Dufour

Ces ténors de l’art du XXe siècle, et bien d’autres, lançaient leurs notes à Deauville, avec comme invité d’honneur le grand Fernand Léger, qui nous emmenait au spectacle.

Fernand Léger (1881-1955), Étude pour le cirque, 1950, gouache, monogrammée et datée, 25 31,5 cm.
Adjugé : 37 800 

Datée de 1950, la gouache monogrammée Étude pour le cirque (voir l'article Étude de Léger de la Gazette n° 28, page 92), rappelle l’émerveillement de l’artiste devant cet univers ludique. La composition, sur fond jaune où s’ébattent écuyère et jongleur, s’élevait jusqu’à 37 800 €. Toujours réalisé à la gouache, en 1945, et également doté d’un certificat du comité Léger, son triptyque Études pour une composition murale suivait de près avec 36 540 €. Plus radical encore, le sculpteur César s’illustrait par une de ses fameuses Compressions, des environs de 1990, signée, et constituée de canettes compressées ; portant la référence n° 915 des archives Durand-Ruel, l’artefact recueillait 22 680 €. Retour aux lignes figuratives aiguës des années 1950, avec Bernard Buffet, auteur d’un dessin au crayon, décrivant une Tête de femme (1955), emporté en échange de 17 640 €. Bien différents par leurs rondeurs tant appréciées étaient les petits personnages d’un dessin à la craie blanche sur papier noir (du métro new-yorkais), signé par Keith Haring, Sans titre, tracé entre 1980 et 1985, saisissant 13 230 €. Dans cette même veine, nourrie par l’univers des comics, et plus abordable, une acrylique sur toile de Monsieur Chat (2017), également Sans titre, mettant en scène un chat souriant à cheval, se laissait dompter contre 3 906 €.

mardi 20 août 2019 - 14:30 - Live
Tradart-Deauville
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