César Paternosto : pleins feux sur l’art latino-américain

Le 25 février 2021, par Anne Doridou-Heim

La figuration géométrique, portée par l’Argentin César Paternosto, ouvrait la voie à la future découverte d’autres artistes du continent sud-américain.

César Paternosto (né en 1931), Three Vertical Panels, 1974, acrylique sur toile, 60 81 cm.
Adjugé : 28 160 

Il s’agissait d’une première pour la maison Ader, qui souhaite mettre en avant les artistes d’Amérique centrale et du Sud pour lesquels la France a été, dans les années 1950, le point névralgique de la création. L’occasion en était offerte par la dispersion de tableaux – assortis de quelques photographies – provenant de la collection de Saùl Yurkievich (1931-2005), ainsi que raconté page 43 de la Gazette n° 6 du 12 février (voir l'article Collection Saúl Yurkievich, à la croisée des arts). Ce natif de La Plata était une figure importante de l’histoire culturelle argentine, ayant notamment œuvré à la rétrospective consacrée à ces artistes par le Centre Pompidou en 1992. Ce sont trois ténors de son pays, nés par ailleurs dans la même ville, qui ont fixé les plus hauts résultats. César Paternosto (né en 1931) était le plus attendu avec cet acrylique sur toile, intitulé Three Vertical Panels, daté 1974 et culminant à 28 160 €. Celui-ci est, à juste titre, considéré comme le peintre de la figuration géométrique. Alejandro Puente (1933-2013), dessinateur de «systèmes créateurs d’objectifs», recevait de son côté 23 040 € pour une Composition (60 90 cm) de 1965. Quant à Luis Tomasello (1915-2014), représentant de l’art cinétique remarqué par Denise René, c’est 12 160 € qui étaient portés sur son Atmosphère chromoplastique (36 36 cm), un relief en bois peint des années 1970-1975. Ce dernier a conçu des mobiles comme des sculptures ludiques qui, selon les mots de Saùl Yurkievich, étaient «censées préconiser la rupture des confinements». Exemple à suivre…

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