Tobias Verhaecht et des toiles flamandes et françaises

Le 29 avril 2021, par Philippe Dufour

La peinture ancienne était ici à l’honneur, du paysage de la fin de la Renaissance aux portraits intimistes du XIXe siècle, sans oublier des éléments décoratifs classiques, destinés à égayer parcs et châteaux.

Tobias Verhaecht (1561-1631), Vue d’un château surplombant un village, toile, 98 178 cm.
Adjugé : 52 070 

Sans surprise, c’est le panorama verdoyant dû à Tobias Verhaecht qui suscitait le plus d’envie (voir l'article Tobias Verhaecht : bien plus qu’un paysage ! de la Gazette n° 14, page 95). La Vue d’un château surplombant un village (98 178 cm) dépeint une scène de fête villageoise fort animée, se déroulant non loin d’un fleuve et d’une noble demeure enclose dans ses hauts murs. L’Anversois y fait montre de son talent à installer une atmosphère poétique, grâce à l’utilisation d’une gamme infinie de verts… Aussi la toile, conservée dans la collection D’Halluin depuis plusieurs générations, a-t-elle multiplié par plus de trois son estimation haute, en inscrivant pas moins de 52 070 €. Avec 15 240 €, on se consolait avec une œuvre de l’école romaine du XVIIe siècle : une Scène pastorale dans un jardin romain (205 152 cm) qui évoquait l’art d’un Angeluccio, l’élève le plus doué de Claude Lorrain. Comme issues de ces vues de parc, plusieurs pièces décoratives venaient agrémenter la vacation, à l’image d’une paire de lions en pierre calcaire sculptée en France, datant de la fin du XVIIIe siècle (77 37 96 cm), domptée grâce à 20 955 €. Citons encore une sculpture en marbre blanc sculpté représentant Deux putti au poisson, une statue de bassin de style Louis XV mais élaborée vers 1900 (100 45 40 cm), enlevée pour 17 780 €. À la faveur de la vente du samedi suivant, le 24 avril, destination le XIXe siècle d’abord, grâce à un Portrait en pied d’un jeune garçon avec son chien brossé par Alphonse Dargent ; la toile signée et datée «76» (164 105 cm) a recueilli 13 970 €. Cependant, avec 20 574 €, la palme est revenue ce jour-là à une œuvre de Jacqueline Marval mettant en scène une Fantaisie sur Sylvie, dédicacée au poète André Salmon et datée 1908 (59 81 cm) ; il s’agit en fait d’une toile préparatoire au tableau Fantaisie sur Sylvie, hommage à Gérard de Nerval, peint en 1910-1911.

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