Peintures, laques et céramiques : les atouts de l’Asie

Le 18 avril 2019, par Philippe Dufour
Kim Whan-Ki (1913-1974), Sans titre, huile sur toile, signée en bas à gauche, 48 x 30 cm.
Adjugé : 71 250 

En vedette dans La Gazette n° 13 (voir l'article Sur le chemin de l’abstraction coréenne page 148), une toile de Kim Whan-Ki remportait haut la main la première place à Toulouse, avec 71 250 €. À cela, plusieurs raisons : Sans titre dépeignant une femme avec sur sa tête une coupe emplie de poissons est de la main d’un des artistes coréens les plus cotés de l’après-guerre. Ajoutons encore à cela que le tableau s’inscrit, sans aucun doute dans sa production des années 1950, une période où le peintre glisse vers l’abstraction qui le préoccupera jusqu’à sa disparition. Quant au Vietnam, qui occupe désormais une place de choix dans les salles de ventes, il était représenté par plusieurs artefacts. À commencer par le Paysage animé signé Tran Phuc Duyen, un artiste de la prolifique École des beaux-arts d’Indochine. Pour ce panneau de laque daté 1950, un collectionneur offrait 12 500 €. Anonyme, un second Paysage animé, situé «Hanoï 1951», pouvait prétendre à 8 125 €. Les céramiques de cet ancien empire n’étaient pas en reste avec une grande coupe en porcelaine de Hué, à décor en bleu de deux dragons à cinq griffes poursuivant le joyau sacré parmi des nuages. Exemple parfait des productions impériales du XIXe siècle, et doté de la marque à quatre caractères «Thieu Tri Nien Che», il inscrivait 3 000 €. De la même contrée  ou peut-être de la Chine du Sud voisine , provenait une paire de grandes statuettes en céramique émaillée polychrome, représentant des danseurs tenant des éventails sur des nuages. Datant des alentours de 1880, elles attiraient 2 250 €. Avec les lots suivants, on franchissait justement cette frontière perméable, pour découvrir quelques réalisations typiquement chinoises, à l’image d’un vase de forme Hu en porcelaine et émaux de la famille rose, décoré sur le pourtour de paons, échassiers, canards mandarins et moineaux ; ils portaient la marque apocryphe Qianlong, en Zuanshu, mais datent du XIXe siècle (5 625 €). Pour le même tarif, s’échangeait aussi une vasque à poisson en porcelaine, à décor émaillé en bleu sous couverte de dragons parmi des nuages
suivant la perle sacrée, cette fois du XX
e siècle. 

vendredi 12 avril 2019 - 14:30 - Live
14, rue du Rempart-Saint-Étienne 31000 Toulouse
Ivoire - Primardeco
La Gazette Drouot vous offre 4articles.
Il vous reste 3 article(s) à lire.
Je m'abonne