De la Chine au Canada, un périple très suivi

Le 24 juin 2021, par Philippe Dufour

Au menu de cet après-midi cannois, une première vacation placée sous le signe de l’empire du Milieu, puis une seconde rendant hommage aux arts premiers.

Chine, XVIIe siècle. Brûle-parfum en bronze de forme ovale, anses en forme d’animal fantastique perché sur des masques, quatre pieds griffe, marque xuande à six caractères sous la base, 17,5 43,5 27,5 cm, 7 kg.
Adjugé : 69 850 

On débutait par de précieux artefacts de bronze chinois, à l’image d’un imposant brûle-parfum en bronze de forme ovale (17,5 43,5 27,5 cm ; poids : 7 kg). Muni d’anses figurant un animal fantastique perché sur des masques, il repose sur quatre pieds griffe et porte une marque xuande à six caractères sous la base. Datant du XVIIe siècle, il a pu prétendre à 69 850 €. Accessoire du lettré, un grand porte-pinceau (bitong) en bois sculpté – possiblement en zitan – prenait la relève ; son décor continu en haut relief présente un registre de pagodes et de personnages dans un paysage montagneux, complété de nuées en partie haute (h. 19 cm, diam. 25 cm, 2,6 kg). Datant de la dynastie Qing, il a récolté 50 800 €. Il y avait aussi un petit vase bouteille de forme yuhuchunping d’époque Ming, en bronze doré et revêtu d’émaux cloisonnés à fond vert, qui a inscrit 28 575 € (h. 20 cm). Il porte un décor polychrome de lotus et rinceaux feuillagés, la panse soulignée en partie basse d’une bande de pétales de lotus stylisés et dorés. Avec sa marque «Jingtai» à quatre caractères, incisée sous la base, la pièce a enregistré 28 575 €. Quant à la suite de trois peintures (135 71,5 cm chaque), représentant les rois de l’Enfer, de la période Ming et datées «1610», elle partait à 25 400 €. Ces rouleaux peints à l’encre et couleurs sur soie arborent chacun la même datation et signature de l’impératrice Cisheng (1546-1614). On se tournait ensuite vers l’Amérique du Nord pour se saisir d’un carquois avec ses flèches et sa bandoulière, probablement l’œuvre d’Indiens du Canada au tournant du XXe siècle. Faite de roseau et de feutrine, l’arme longue de 73 cm – ayant appartenu au peintre Jules Larcher (1849-1920) – a requis 9 144 €. Et avec 7 955 €, l’art africain prenait les formes d’un fétiche en bois songye (République démocratique du Congo), de la fin du XIXe siècle, d’une hauteur de 32 cm.

mardi 15 juin 2021 - 12:30 - Live
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