Une vente anniversaire, sous les auspices de René Lalique

Le 27 juin 2019, par Philippe Dufour

Pour fêter ses dix ans d’existence, la maison grenobloise Sadde avait convoqué des lots d’exception, à l’image d’une statuette de Guandi de la période Ming.

René Lalique (1860-1945), vase balustre au col annulaire « Perruches « modèle créé en 1919, épreuve en verre ambre rouge soufflé-moulé à décor en relief en partie satiné, signé «LALIQUE» au revers en lettres cursives au stylet, h. 25 cm.
Adjugé : 11 500 

Dieu de la guerre à l’allure des plus martiales, identifiable grâce à sa face menaçante et rouge – symbole de loyauté –, cette entité, toujours très populaire en Chine, serait à l’origine le général Guan Yu de l’époque des Trois Royaumes (220 à 280), et divinisé par la suite. Le guerrier a également été immortalisé par le fameux roman des Trois Royaumes, qui le célèbre comme un guerrier accomplissant des exploits surhumains. On ne déposait pas moins de 101 000 € devant son effigie en bronze laqué avec des traces de couleur rouge, qui le représente assis, les mains posées sur les genoux, vêtu d’une armure décorée en relief de dragons et ceinturé à la taille, coiffé d’un bonnet. Atmosphère beaucoup plus douce, avec le lot suivant : le vase balustre au col annulaire du modèle «Perruches», créé en 1919, et signé par René Lalique (référencé sous le numéro 876 dans le Catalogue raisonné du grand verrier par Félix Marcilhac). Échangé contre 11 500 €, il s’agissait d’une rare épreuve en verre ambre rouge soufflé-moulé à décor en relief en partie satiné, et de surcroît vendue avec son socle, probablement d’origine, en bois exotique. Toujours du côté des pièces de forme, il ne faut point omettre une importante paire de vases en onyx montés en bronze doré à double patine mate et brillante, attribuée à Eugène Cornu. Ce dernier, sculpteur, décorateur et directeur de la compagnie des marbres et onyx d’Algérie, a été récompensé pour ses articles de luxe dans les expositions universelles de Londres en 1871 et 1872, et de Paris en 1867. Prenant l’allure d’amphores richement réinterprétées, les deux pièces étaient vendues pour 9 000 €. Quant à Claudius Linossier, son vase sphérique à large col annulaire du modèle «Frise de cercles concentriques» encerclait 5 500 € ; l’épreuve, en dinanderie de cuivre montée au marteau, arborait un décor en partie patiné rouge, réalisé aux incrustations d’argent sur fond d’un cailloutis, argent et rouge.

mercredi 19 juin 2019 - 19:00 -
Salle Lesdiguières, Quai Stéphane-Jay 38000 Grenoble
Sadde Hôtel des ventes de Grenoble
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