Alex Katz, entrée réussie sur le marche français

Le 24 juin 2021, par Anne Doridou-Heim

La figure joviale d’Alex Katz au chapeau noir était, comme attendu, la toile la plus disputée de la vacation.

Alex Katz (né en 1927), Black Hat (Alex), 2010, huile sur toile, 122 152 cm.
Adjugé : 467 800 

© ALEX KATZ / ADAGP, PARIS, 2021

Quasiment absent du marché français, le New-Yorkais Alex Katz y faisait une entrée remarquée en emportant 467 800 € avec Black Hat (Alex). Cet autoportrait de 2010 devenait son record sur la scène des enchères hexagonales (source : Artnet). Par son réalisme et ses sujets, l’ancien élève de la Skowhegan School of Painting and Sculpture (Maine) est rapidement associé au pop art. Pourtant, derrière l’apparente simplicité de ses œuvres – traitées en aplats de couleurs franches et harmonieuses – se cache un message ancré dans l’histoire de la peinture américaine. Le paysage et la figure humaine sont au cœur de son travail. Ils avaient été oubliés par les tenants de l’abstraction : lui les a remis en avant et le revendique avec force (voir l'article Les portraits contemporains d'Alex Katz page 54 de la Gazette n° 23), ce qui lui réussit ! Il devançait Jean Dubuffet (1901-1985), dont une gouache Sans titre (Femme assise au fauteuil) (26 19,2 cm) de 1944 retenait 195 000 €, ainsi que Robert Combas (né en 1957), dont un acrylique sur toile de 1986 intitulé Armando, l’homme sirène (199,5 247 cm) naviguait à 156 000 €.

La Gazette Drouot vous offre 4articles.
Il vous reste 3 article(s) à lire.
Je m'abonne