Histoire toute !

Le 30 mai 2019, par Anne Doridou-Heim

Fanions au vent, une collection de figurines historiques en biscuit du sculpteur Gustave Vertunni emporte la victoire devant des équipements militaires de la Haute Époque.

Gustave Vertunni (1884-1953), collection de figurines historiques.
Adjugé pour l’ensemble (en six lots) : 23 470 

C’est un artiste d’origine italienne, natif de Rome et cousin d’un peintre, qui racontera l’histoire de France ! Au hasard des pérégrinations de ce début de XXe siècle, Gustave Vertunni (1884-1953) se retrouve à Paris, ce qui décide de sa carrière. Il reprend une société de fabrication de jouets et de soldats de plomb. Après avoir connu plusieurs vicissitudes, il fonde en 1935 la société de «Reconstitution historique d’uniformes et costumes», que le succès accompagne enfin. Puisant son inspiration dans des tableaux célèbres, en un peu plus de vingt ans, à un rythme effréné et avec un souci infini du détail, il créera en biscuit plus de cinq cents maîtres modèles de 5,6 cm de hauteur. Un ensemble dispersé ici en six lots racontait cette succession d’aventures qui allaient des Gaulois à l’Empire, en passant par les Carolingiens et les Bourbons, et se concluait sur un produit total de 23 470 €. La revue militaire se poursuivait avec divers équipements remontant à la Haute Époque. Un armet de joute en timbre en fer forgé d’une seule pièce et surmonté d’une haute crête, fabriqué en Italie vers 1580-1590, retenait 11 176 €, alors qu’un chanfrein de cheval à oreilles en fer forgé de la même péninsule, et vers 1600, protégeait à 8 890 €. Quant à un chapel anglais vers 1650, en fer forgé et en deux pièces cannelées de feuilles, c’est à 5 080 € qu’il était porté.

Panorama (après-vente)

Élégante voyeuse

Le 30 mai 2019, par Anne Doridou-Heim

Bien que l’estampille du maître menuisier Jean Baptiste Boulard  reçu en 1755  ne soit pas garantie par les experts, cette chaise «ponteuse» en acajou de Cuba et à dossier ajouré ne s’est pas fait prier pour recueillir 18 415 €, mercredi 22 mai, lors de la vente classique de Beaussant Lefèvre (MM. Bacot, de Lencquesaing). Élégante avec ses montants en colonnes et balustres cannelés, elle s’inscrit dans la pure époque Louis XVI, illustrant un meuble né pour accompagner ces messieurs de la noblesse dans leurs moments de jeu. Son premier nom de «voyeuse d’homme» était d’ailleurs plus évocateur !

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