Aronson et Tolstoï

Le 19 novembre 2020, par Sophie Reyssat

Naoum Aronson a immortalisé Léon Tolstoï dans ce plâtre expressif, une étude pour son célèbre bronze.

Naoum Aronson (1873-1943), Portrait de Léon Tolstoï, plâtre, signé, 55 32 30 cm.
Adjugé : 32 625 €

Cette vente d’art russe mettait en avant le talent de sculpteurs influencés par Rodin. Son élève Naoum Aronson s’est rendu célèbre pour ses portraits de grands hommes, mêlant idéalisation formelle et expressivité du modelé tourmenté pour rendre compte du génie de ses modèles. Léon Tolstoï a été l’un d’eux, comme en témoigne ce plâtre, travail préparatoire pour le bronze fondu en 1902, exposé à l’Académie des beaux-arts de Saint-Pétersbourg et actuellement conservé au musée Léon-Tolstoï, à Moscou. Ce plâtre a été retrouvé en 2010 dans l’atelier du peintre José Pillon, en Bretagne. Les amis d’Aronson s’étaient en effet chargés de cacher ses œuvres au moment où il partit pour les États-Unis, fuyant l’occupation nazie. Un autre plâtre était remarqué, à hauteur de 12 500 € : celui du Penseur de Séraphin Soudbinine, qui a été l’assistant de Rodin pendant dix ans, tout en poursuivant son travail dans son propre atelier. Cette œuvre (56 33 66 cm), qui provient de celui de Sawelij Sorin, conservée dans la descendance du peintre jusqu’à aujourd’hui, rejoint désormais une grande collection moscovite. Côté peinture, Konstantin Korovin obtenait de jolis prix pour de petites huiles sur carton : 11 875 € pour le Boulevard Saint-Denis (21 30 cm à vue) et 7 500 € pour une Scène de village animée d’un traîneau (14 17 cm), bataillée par des amateurs russes.

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