De la Chine impériale à la Jérusalem de Coypel

Le 04 novembre 2020, par Philippe Dufour

La porcelaine chinoise a disputé la première place à une œuvre de Charles Antoine Coypel, précédant des artefacts signés Jouve et Dalí.

Chine, époque Guangxu (1875-1908). Paire de grands vases «Tianqiuping» en porcelaine polychrome, marque à six caractères «Guangxu» à la base, h. 56,5 cm.
Adjugé : 92 250 

De bonne taille (56,5 cm de hauteur), cette paire de grands vases «Tianqiuping» (ou sphère céleste), de l’époque Guangxu (1875-1908), récoltait 92 250 €. Il faut préciser que leur panse globulaire – surmontée d’un col tubulaire – présente un décor impérial de dragons griffus, évoluant au milieu de perles enflammées et de nuages, ce que confirme une marque à six caractères «Guangxu» à la base. C’est une émouvante toile de l’époque de Louis XV qui prenait leur suite : La Mise au tombeau par Charles Antoine Coypel (67 57 cm), adjugée 67 650 €. Il s’agit d’une esquisse préparatoire pour une œuvre du maître-autel de l’église du collège Saint-Nicolas du Louvre (située entre la place du Carrousel et le jardin des Tuileries, côté Seine, et rasée avant la Révolution). La composition a été gravée par François Joullain après 1734, mais avec des variantes, cette reproduction se situant peut-être entre l’esquisse et la réalisation finale. Score plus abordable pour le lot suivant : 28 905 €, dépensés pour une toile de 1922 d’Ivan Fedorovitch Choultse, montrant des Bords d’étang en automne (41 61 cm). Rappelons que ce peintre d’origine russe, qui finit ses jours à Nice en 1939, était un paysagiste réaliste de talent. Pour sa part, Salvador Dalí signait – pour 24 600 € – une aquarelle à l’encre sépia et crayon sur carton (41,8 29,9 cm) intitulée Virgile réconforte Dante ; soit l’illustration réalisée en 1951 pour «l’Enfer», chant 2 de la La Divine Comédie de Dante Alighieri, reprise dans l’ouvrage paru aux éditions Les Heures claires (1959-1963). Enfin, Georges Jouve était présent à travers sa Forme libre, un modèle de miroir à suspendre conçu vers 1955, avec son encadrement en céramique émaillée noir (31,8 34,9 8,5 cm). Signé Jouve et du monogramme «A.P.» pour «Apollon» au revers, la pièce reflétait 25 830 €.
 

Charles Antoine Coypel (1694-1752), La Mise au tombeau, huile sur toile, 67 x 57 cm. Adjugé : 67 650 €
Charles Antoine Coypel (1694-1752), La Mise au tombeau, huile sur toile, 67 57 cm.
Adjugé : 67 650 
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