La vie suspendue de Gabriel Germain Joncherie

Le 01 avril 2021, par Anne Doridou-Heim

Grâce à une amusante composition en trompe l’œil mettant en scène des animaux et un jardin extraordinaire, la nature était au rendez-vous.

Gabriel Germain Joncherie (vers 1785-vers 1850), Trompe-l’œil aux animaux, huile sur toile, 54 46,5 cm.
Adjugé : 26 880 

On sait peu de choses du peintre Gabriel Germain Joncherie, sinon qu’il a été présent aux salons parisiens entre 1831 et 1844 et qu’il y a accroché des natures mortes et surtout de nombreux trompe-l’œil. Un genre particulier dans lequel il excellait, ainsi que le démontre cette amusante composition mettant en scène divers animaux, acquise à 26 880 €. Le 12 mai 2019, le musée des beaux-arts de Rouen avait préempté à Doullens (12 160 €, Herbette OVV) un Trompe-l’œil au cabinet de curiosités (60 49 cm) de l'artiste sur lequel on retrouvait – mais dans un agencement différent – la belette, le hérisson et le mulot. Il y a une fausse naïveté dans ces tableaux qui invitent à une double lecture, Joncherie dépeignant des spécimens empaillés qui sont eux-mêmes un trompe-l’œil simulant la vie… Cette même vie dont la sève parcourait les aquarelles de Giovanni Antonio Bottione (actif entre 1770 et 1807), un artiste qui fit partie des peintres botanistes de la Principauté du Piémont. Treize de ses œuvres d’un réalisme poussé étaient à cueillir (l’une reproduite page 56 de la Gazette n° 11 du 19 mars, voir l'article Le jardin extraordinaire de Giovanni Antonio Bottione). Toutes ont été adjugées entre 2 560 et 9 600 € chacune, cette plus haute somme honorant une représentation de lys des montagnes d’un jaune éclatant, sur lequel venait délicatement butiner un papillon.

vendredi 26 mars 2021 - 13:30 - Live
Tessier & Sarrou et Associés
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