L’Italie, à l’apogée de la majolique

Le 03 décembre 2020, par Philippe Dufour

Lors d’une session organisée autour de la Haute Époque et de la Renaissance, on admirait une coupe de la cité reine de la faïence, ainsi que deux scènes mystiques du XVIe siècle.

Italie, XVIe siècle. Coupe sur talon en faïence à décor du buste de saint Jean-Baptiste, diam. 23,5 cm.
Adjugé : 40 140 

Faïence décorée au grand feu, la majolique italienne devient à la fin du XVe siècle un produit de luxe réservé aux princes et à l’aristocratie. Les deux plus importants centres de fabrication ont été Florence et, naturellement, Faenza, portée par la famille des Manfredi. Quant à Deruta, sa fabrique s’est fait une spécialité, à l’instar de l’atelier de Gubbio, des faïences lustrées imitées de celles d’Espagne et de la région de Valence. Cette coupe sur talon pourrait en provenir, décorée d’un très réaliste buste de saint Jean-Baptiste nimbé, occupant tout l’espace de la pièce à la superbe polychromie, où chantent les bleus et les jaunes (diam. 23,5 cm). Une pièce magistrale qui n’a pas laissé indifférents les connaisseurs, qui ont ferraillé jusqu’à 40 140 € pour l’emporter. Vu dans la Gazette n° 41, page 159 (voir l'article Un mystérieux panneau), un panneau de prédelle composé de deux éléments peints, réunis dans un encadrement néogothique, narrait La Mort de la Vierge (72 212 cm et 97 227,5 cm). La peinture elle-même relève de l’école suisse du XVIe siècle et a stoppé son ascension à 15 052 €. Quant à la Scène de bénédiction, une peinture italienne de la même période sur toile avec traces d’étiquette de collection au dos (106,5 99 cm), illustrant l’une des étapes de la vie ecclésiastique, elle a été acquise pour 14 425 €.

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