Calder, l’abstraction pour univers

Le 19 novembre 2020, par Sophie Reyssat

Fabienne Verdier, Alexander Calder, Joan Miró et Jean Peyrissac mettent la vie en mouvement.

Alexander Calder (1898-1976), Aux Belles Hamons avec joie et amour,
encre de Chine et gouache sur papier signée et datée «10/13/46»,
dédicacée, 43 
51 cm.
Adjugé : 66 356 

© 2020 CALDER FOUNDATION, NEW YORK / ADAGP, PARIS

Fabienne Verdier prenait la tête de cette vacation d’art moderne et contemporain avec son Harmonie, printemps, 2002, un triptyque à l’encre, pigments et vernis décroché à 96 404 € (90 135 cm, voir l'article Fabienne Verdier, une ode à la nature de la Gazette n° 40, page 86). Trois autres artistes, nés dans la décennie 1890, s’emparaient de la poésie du monde pour la mettre en mouvement dans leurs œuvres. Ainsi, les lignes souples d’Alexander Calder donnent-elles vie à ce dessin de 1946, emporté au double de son estimation, malgré quelques trous, tâches et déchirures. Dédicacée aux sœurs Hamon, cette feuille a été offerte par l’artiste à Ginette Hamon, qui l’accueillait dans sa villa bretonne aux côtés d’autres personnalités artistiques comme Jacques-André Boiffard, Pierre Prévert et Éli Lotar. Celui-ci assista son compagnon Jean Painlevé derrière la caméra. De cette amitié, est d’ailleurs né un documentaire titré Les Mobiles de Calder, réalisé en 1929. Le souvenir de Joan Miró était quant à lui évoqué par un dessin aux pastels de couleurs sur papier grené (25 20 cm) figurant des personnages et des oiseaux, négocié à 38 812 €. Il s’agit d’un projet pour Cartones n° 17, 1959-1965, un catalogue édité par la galerie Pierre Matisse, à New York. Moyennant 35 682 €, un mobile en fer et bois peints, créé en 1946 par Jean Peyrissac, reprenait vie pour faire la démonstration de sa Cosmogonie (76 64 60 cm).

dimanche 15 novembre 2020 - 14:30 - Live
2, rue du Docteur-Leray - 95880 Enghien-les-Bains
Goxe - Belaisch - Hôtel des ventes d'Enghien
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