Numismatique impériale et royale à travers les siècles

Le 21 mai 2020, par Philippe Dufour

Un large éventail de monnaies anciennes évoquait à Blois l’histoire tumultueuse de l’Europe.

Pièce de 10 francs or de Napoléon III, tête laurée, 1862 E (essai).
Adjugé : 33 600 

Un parcours historique commençait par un aureus frappé sous Claude, qui régna sur l’Empire romain de 41 à 54. Il porte à l’avers une inscription avec la tête laurée à droite du « pontifex maximus ». Sur le revers, on déchiffre «SPQR P.P. &OBCS » inscrit dans une couronne de lauriers (poids 7,62 g). Provenant d’un château de Sologne, la pièce d’or valait 6 480 €. Du Moyen Âge, était ensuite acquis pour 8 760 € un rare florin d’or de Philippe IV le Bel (1268-1314), dit « à la Reine » (petite masse d’or). Sur l’avers, on voit le roi assis de face en majesté, tenant un sceptre aux trois lys, tandis qu’au revers une croix quadrilobée feuillue et fleuronnée, est cantonnée de quatre de ces fleurs (4,47 g). Toutefois les meilleurs scores ont été inscrits par deux monnaies séduisantes du XIXe siècle ; d’abord, une pièce de 5 drachmai en or, frappée en 1876 par le roi de Grèce Georges Ier (1845-1913), empochée contre 15 360 €. Mais la première place devait revenir, avec 33 600 €, à cet exceptionnel 10 francs or avec le profil de Napoléon III (1808-1873) à « tête laurée » et la mention « 1862 E » (essai). Lors de cette vacation online, où les adjudications devaient totaliser 232 495 €, des bijoux lançaient aussi leurs éclats. On en retiendra une bague marguerite ancienne, en or blanc et ornée d’un rubis central ovale, avec un riche entourage de deux rangs de tente-cinq diamants environ de toute taille, pour un poids brut de 5,06 g. Elle s’affichait à 8 400 €.

vendredi 08 mai 2020 - 14:00 - Catalogue
32, avenue Maunoury 41000 Blois
Pousse-Cornet
La Gazette Drouot vous offre 4articles.
Il vous reste 3 article(s) à lire.
Je m'abonne