La Gazette Drouot
Fenetre rédactionnel habillé
mobilier, objets de collection, tableaux du XIXe et modernes

Estimations largement dépassées (12 000 euros à 15 000 euros) pour une vue du port de Sanary par Auguste Pelabon, 80 x 126 (13 500 euros. Georges Binet (1865-1949), Promenade à Caudebec, huile sur toile, 54 x 73 cm. Un collectionneur parisien a acheté au triple des estimations ce charmant tableau. Peint par Georges Binet, un artiste d'origine normande, il représente les rives animées de la Seine, au début du XXe siècle. D'origine havraise, Georges Binet suit d'abord des cours de peinture chez Lhuillier au Havre, puis, monte à Paris où il fréquente les ateliers de Raphaël Colin et de Fernand Cormon. Après cette formation académique, le peintre se tourne vers l'art des impressionnistes. Boudin, Pissarro et Monet l'influencent tout particulièrement dans la transcription des aspects fugaces de l'estuaire de la Seine. À partir des premières années du XXe, Binet revient au pays de Caux. Il passe alors l'hiver au Havre. L'été, il s'installe à Villequier, sur les bords de la Seine. Là, Binet réalise des portraits, compose des natures mortes et accomplit également quelques travaux décoratifs ; il réalisera par exemple, en collaboration avec Guillaume Le Vasseur, un vitrail pour une famille d'armateurs, au manoir des Rocques, sur la route de Caudebec. En 1941, Georges Binet quitte toutefois la Normandie pour la Provence, choisissant d'habiter à Toulon. Ses paysages normands, ses vues des plages du pays de Caux représentés selon la technique impressionniste, s'avèrent toutefois les plus appréciés des amateurs. Depuis une dizaine d'années, ces compositions, aux belles taches claires et mouvantes, aux architectures à peine ébauchées, atteignent des enchères de 12 000 euros. Le 16 avril 2000, au Havre, un amateur avait déjà engagé 82 000 francs soit 13 500 euros (en valeur réactualisée) pour acquérir Le Havre, les cabanes de plage (étude Lesieur et Le Bars). Cette vente réalisée à La Garde, dans le Var, livrait aux enchères une belle palette d'œuvres de peintres orientalistes et provençaux. Parmi eux, Auguste Pelabon, fils d'un contremaître voilier à l'arsenal de Toulon et ami de l'écrivain Mistral. Après des études toulonnaises, dans l'atelier du peintre Pierre Letuaire, Pelabon monte à Paris pour parfaire son art et devient l'élève de Bouguereau, puis de Tony Robert-Fleury. Auguste Pelabon se spécialise dans les portraits comme en témoigne aujourd'hui la brochette d'effigies présentées au musée de Toulon. Grâce à ses représentations de notables, comme celles du compositeur Hippolyte Duprat ou de Ferraro, maire de Toulon entre 1893 et 1897, Auguste Pelabon acquiert une certaine notoriété. Également professeur de dessin de la Marine, il dépeint aussi d'amples paysages et de magnifiques vues maritimes à l'exemple du Creux Saint-Georges près de Toulon, présenté au Salon de 1890 ou bien encore du Chemin du Cap Brun, effet de matin, proposé en 1902 à la première exposition régionale de Toulon. Pelabon reprend ses esquisses, ses études faites sur le motif et les utilise dans de vastes compositions. À la recherche d'effets colorés, il se sert d'une matière riche et onctueuse pour mieux suggérer l'intensité des volumes qui structure les plans. Peint la même année que L'Entrée du port de Toulon par temps de mistral, ce panorama a été convoité par divers amateurs et collectionneurs. C'est finalement la mairie de Sanary qui l'a emporté presque au double des estimations). Signalons, toujours pour les tableaux, les 4 800 euros recueillis sur Sabordage de la flotte dans le port de Toulon par Édouard Planchais, toile, 73 x 92. Il fallait compter 2 100 euros pour Rue de village animée à Constantine, huile sur carton datée 1924 ou 1927 par Leslie Poole-Smith, 32 x 39. Victor Coste cotait 1 400 euros avec Le Fort d'Antibes, toile marouflée sur carton, 22 x 33. Citons encore les 3 800 euros payés pour Les Glaneuses de Frédéric Montenard, 38 x 60, et côté meubles, un amateur a disputé les enchères jusqu'à 2 800 euros pour enlever une encoignure à deux corps marquetée de vases, oiseaux, frises et rameaux fleuris, corniche à chapeau de gendarme, Hollande, fin XVIIIe, H. 198.
La Gazette Drouot
Chaque semaine, La Gazette Drouot se révèle l'outil indispensable du marché de l'art. Coups de coeur, analyses des dernières tendancesŠ La Gazette offre toutes les clefs pour acheter et vendre aux enchères. Avec ses annonces, ses résultats de ventes et ses nombreuses pages magazine, elle est le sésame de cet univers passionnant...


La Gazette Drouot
International


La Gazette Drouot offre deux éditions internationales. Vous y trouverez chaque mois le best of du marché de l'art, des interviews exclusives, des rendez-vous avec les plus grands musées, des reportages sur les dernières tendances...
www.gazette-international.com et www.gazette-international.cn
http://www.gazette-drouot.com/static/resultat_vente_encheres/liste.html http://catalogue.gazette-drouot.com/ref/ventes-aux-encheres.jsp