La Gazette Drouot
Fenetre rédactionnel habillé
art nouveau, bronzes, céramiques, objets d'art et d'ameublement, mobilier provenant du casino d'Aix-les-Bains, tableaux du XIXe, tableaux modernes, verreries

Les peintres de montagne étaient à l'honneur lors de cette vente savoyarde, qui dispersait par ailleurs une partie de l'ameublement du casino d'Aix-les-Bains. Jacques Morion, fils d'un meunier travaillant dans le quartier de Revériaz à Chambéry, prenait la tête du peloton. Étudiant d'abord auprès de Benoît Molin à l'école de peinture de Chambéry, notre artiste achève sa formation à Paris où il expose régulièrement au Salon à partir de 1897. Jacques Morion se pose en spécialiste du paysage. En 1900, au décès de Jules Daisay son compatriote, il est nommé conservateur du musée de Chambéry et professeur à l'école de peinture. Revenu en Savoie, il peint sur le motif des sites grandioses : le lac d'Aiguebelette, Montagnole, Barberaz, Cognin, le Bourget ou encore la cascade de Couz. Spectaculaire et grandiose, la chute d'eau émerveille aux XVIIIe et XIXe des écrivains tels Rousseau, Lamartine ou encore George Sand. Avec brio, Jacques Morion restitue tout le pittoresque du lieu surplombant le village de Saint-Cassin et le cours de l'Hyères. D'une grande finesse d'exécution, notre composition se distingue par un rendu minutieux. Habilement répartie, la lumière ménage les zones d'ombre et de clarté. Proche des leçons du paysage romantique, le premier plan est animé d'animaux. Ils donnent ainsi une impression plus imposante et majestueuse aux contreforts du massif de la Chartreuse. Resté dans la même collection depuis 1902, notre tableau était espéré autour de 6 000 euros. Vivement disputé entre la salle et plusieurs téléphones, il était finalement adjugé à un amateur régional. Au chapitre des tableaux, on enregistrait 16 200 euros sur une toile signée Jacques Morion représentant une Matinée au hameau de la cascade de Couz. Le peintre d'histoire Amédée Paul Greux cotait 7 000 euros avec une toile datée 1856 représentant La Rencontre d'Henri III et du duc de Guise. Passons aux tableaux du paysagiste François Cachoud avec les 2 800 euros payés pour décrocher une toile intitulée Nuit claire. Un Chemin du lac au croisement de Saint-Alban-de-Montbel, une toile aux dimensions plus importantes, était adjugé 9 500 euros. Quant à Nicolas Sicard, il atteignait 12 000 euros avec Après le duel, 1887. Les Quatre Chatons, une toile signée Jules Leroy, un spécialiste du genre, était ensuite adoptée pour 12 000 euros. Terminons ce chapitre des tableaux par une aquarelle gouachée signée Marin-Marie vous embarquant dans une Goélette et trois-mâts, qui prenait le large à 22 500 euros. Passons aux verreries art nouveau avec des pièces signées d'Émile Gallé et des frères Daum. Pour le premier, retenons les 3 100 euros demandés pour emporter un vase ovoïde et les 3 250 euros obtenus sur un vase de forme boule. Donnons aussi deux prix réalisés sur des coupes. À 1 400 euros, vous emportiez une coupe couverte et une coupe évasée faisait 1 000 euros. Concernant les verreries produites par les frères Daum, on notait 1 450 euros sur une coupe en forme de conque et 1 750 euros s'inscrivaient sur un vase de forme balustre. Passons à l'horlogerie avec les 1 300 euros déboursés sur une pendule dite "Bacchus" exécutée en bois sculpté et agrémentée de camées. 25 000 euros ont couronné un cartel de style Boulle sur un support en bronze doré. Une suite de cinq appliques en bronze doré de forme gerbe, éclairant par sept lumières suspendues par cordages à mufles de lion, travaillées en bronze doré, était cédée pour 11 000 euros. Une assiette fabriquée en céramique et oeuvre de Pablo Picasso obtenait 2 300 euros ; représentant un Visage, elle porte le numéro 30. Un mobilier de salon de style Louis XV sculpté en bois doré au XIXe, comportant un canapé, des marquises, des chaises et une banquette était vendu 7 300 euros. Une table d'apparat de style Regency était acquise pour 1 600 euros. Une rare table à jeu de boule, faite en marqueterie signée "G Caro à Paris", réalisée vers 1910-1920, s'élevait à 6 200 euros. Une commode Louis XV en bois noirci, laqué et doré était poussée jusqu'à 8 500 euros et une table basse également laquée et dorée partait à 4 900 euros. Elle présente d'élégantes incrustations en nacre. Concluons cette vente savoyarde par les 4 000 euros nécessaires à l'achat d'une paire de vases sculptés en porcelaine de Chine.
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