La Gazette Drouot
Made in Japan - Goldorak
À PARIS / Goldorak, le retour.

Vous ne rêvez pas ! Le héros des années 1970 est bien là. Un mythe pour un dernier tour de piste “made in Japan” et une après-midi d’enchères ludiques. Que le meilleur gagne...

Il y a des choses avec lesquelles on ne plaisante pas... Et Goldorak en fait assurément partie. Pour preuves, les cent vingt jeux et produits dérivés proposés dans cette vacation – la seconde de l’année sur ce thème par la maison de ventes –, sous l’intitulé “L’ultime collection”. Excusez du peu ! Comptez entre 50 et 5 000 euros pour retomber en enfance ou tout simplement revivre la magie de la série. Dans ce but, si certains objets de fabrication européenne ou japonaise sont livrés en état d’usage, d’autres sont parvenus intacts jusqu’à nous. Cela va du badge au flipper, en passant par des soucoupes volantes, des voitures électriques, des figurines articulées ou gonflables, des masques, des verres, des gants, une veste et un sac de sport...
Ajoutons un exemplaire de Paris-Match, celui du 19 janvier 1979 consacré à “La folie Goldorak” !
Tout commence en 1975 sous la plume du mangaka Go Nagai, à la demande de la marque nippone de jouets Bandai, désireuse de fabriquer des produits dérivés. L’auteur n’en est pas à son coup d’essai quand il se lance dans l’écriture de notre série appartenant au genre “mecha”, c’est-à-dire mettant en scène des personnages utilisant des armures robotisées. Notre homme a en effet déjà publié Mazinger Z et Great Mazinger, oeuvres mondialement connues et plébiscitées. Ufo Robot Grendizer, bien vite célèbre, est passé à la postérité dans l’Hexagone sous le nom de “Goldorak”. Réalisée pour la télévision en 1975 par les studios d’animation Toei Animation, la série compte 74 épisodes de 26 min, diffusés au Japon jusqu’en février 1977. Chez nous, c’est en juillet 1978 qu’elle fait son apparition sur les écrans, où elle recueille un succès plus important qu’au pays du Soleil-Levant ! L’histoire ? Un empire extra-terrestre belliqueux, les forces de Vega, a asservi et ravagé la lointaine et pacifique planète d’Euphor. Actarus, son prince, a toutefois échappé au massacre en fuyant à bord du robot de combat, Goldorak. Réfugié sur terre, il est soigné et adopté par le professeur Procyon, à la tête d’un centre de recherches spatiales.
Aidé du fougueux Alcor – l’ancien pilote de Mazinger Z – et de Goldorak, le prince d’Euphor va s’opposer aux plans de l’empire de Vega (ou Grand Stratéguerre) quand celui-ci tentera de conquérir la Terre. Deux jeunes filles rejoindront également nos gentils héros pour composer la patrouille des Aigles et ses trois engins s’assemblant à Goldorak. Tout finira bien sûr pour le mieux pour Actarus et ses amis, qui retourneront sur Euphor fonder une nouvelle civilisation.
L’auteur, lui, rêve d’une histoire où le prince fuirait son monde pour se réfugier sur notre planète... Un clin d’oeil quand on sait que l’idée de Goldorak lui est venue sur un passage piéton, alors qu’il patientait au milieu des embouteillages. “Je me suis mis à la place des chauffeurs qui auraient sûrement aimé passer les uns au-dessus des autres. Une image m’est venu à l’esprit, une jambe de robot sortant d’une voiture.”
Il suffisait d’y penser.
goldorak

Goldorak en plastique de la marque Popy, vers 1970, distribué exclusivement au Japon avec vrais poings et tête inclinable, neuf, avec sa boîte, h. 70 cm.

QUAND ?
Samedi 12 octobre 2013


OÙ ?
Salle 9 - Drouot-Richelieu.
Boisgirard - Antonini SVV. MM. Ramognino, Petaut.


COMBIEN ?
Estimation : 1 000/1 500 euros.

La Gazette Drouot n° 33 - 4 octobre 2013- Claire Papon


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