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| 2009, année héroïque |
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Le 18 juin dernier, le Conseil des ventes volontaires présentait le rapport d’activité 2009
des ventes aux enchères publiques. Un bilan et des enseignements à méditer.
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La présidente madame Mariani-Ducray et, à sa droite, Catherine Chadelat, membre du Conseil des ventes volontaires.
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Question date, on ne sait si elle relevait des hasards du calendrier, mais comme celui-ci fait parfois bien les choses, il se trouve que l’appel fut entendu,émanant du CVV autorité publique de régulation chargée de veiller à la bonne application de la loi et du règlement applicables aux ventes volontaires aux enchères et de sa nouvelle présidente, madame Francine Mariani-Ducray.
Au menu, donc, la présentation à la presse du huitième rapport annuel. L’écrin de la manifestation ? Les bureaux de la Documentation française, société éditrice du rapport. Très exactement le "salon doré" de l’hôtel de Mailly, quai Voltaire. Aux murs ornés de décors sur le thème de l’amour répond un plafond attribué par les uns à François Marot, par les autres à Jean Berain, dessinateur de Louis XIV. L’or domine, volutes, rinceaux et ornements à grotesques se déploient, tout comme les attributs symboliques de l’amour et les devises des médaillons. L’Amour unit les plus rebelles, Plus les chaînes sont serrées, plus elles sont douces... Un souci de courtisan, même si on rappellera que notre salon avait ététransformé en chambre à coucher pour madame de Châteauroux, favorite de Louis XV... Après les lettres, passons aux chiffres.
Moins romantiques, mais indispensables. Bien que difficile, la profession attire toujours autant de candidats :
385 sociétés de ventes aux enchères volontaires reposant sur la compétence de 580 commissaires-priseurs habilités, soit 45 de plus qu’en 2008.
À signaler, une modification structurelle de l’activité, avec une séparation économique de plus en plus fréquente entre les SVV et les études de ventes judiciaires.
Ainsi, 67 maisons françaises ne développent qu’une activité de ventes volontaires, contre 58 en 2007 (reste que 83 % sont adossées à un office judiciaire).
Si la mission disciplinaire du Conseil reste limitée, on mentionnera cependant que celui-ci a reçu 273 réclamations au cours de l’année dernière, émanant soit des vendeurs, soit des acheteurs un chiffre en diminution par rapport à 2008 , et a cité à comparaître 7 SVV.
Exception faite du contentieux l’opposant à la société e-Bay, dont on espère qu’il aboutira à l’adoption d’une définition claire de l’activité de cette dernière.
Courtage électronique ou ventes aux enchères en ligne ? Ce dernier cas l’obligeant à obtenir un agrément du Conseil des ventes. Affaire à suivre...
Côté "bonnes notes", on citera les 2,24 milliards d’euros du montant total (hors frais) des adjudications en France, soit une progression de 9,6 % sur l’année.
Si le secteur «Art et objets de collection» recueille 1,22 milliard (soit une progression de 12,5 % par rapport à 2008), celui des "Véhicules d’occasion et matériel industriel" s’élève à 916 Meuros (soit une hausse de 7,1 %).
La catégorie des ventes de chevaux pratique le trot plutôt que le galop et finit sa course à 102 Meuros, un chiffre stable par rapport à 2008, représentant 5 % de l’ensemble des trois grands secteurs. Signalons d’ailleurs que sur les vingt plus importantes SVV françaises, douze sont spécialisées dans la vente de véhicules d’occasion et de matériel industriel. Deux nouveautés, parmi ces 230 pages de bilans et d’analyses :
la première sur la santé financière des sociétés de ventes françaises, la seconde sur le marché mondial des ventes publiques aux enchères.
Réalisée à partir des bilans et des comptes de résultats des années 2007 et 2008, l’étude sur la situation financière des SVV révèle une évolution globale à la baisse du résultat moyen, des montants qui paraissent faibles au regard des adjudications.
Deux catégories de sociétés paraissent être le plus en difficulté (même si aucune n’affiche un résultat moyen négatif) : celles qui adjugent entre 200 000 euros et 1 Meuros et celles adjugeant entre 10 et 50 Meuros par an.
Quittons l’Hexagone et intéressons-nous au marché mondial des ventes publiques. Elles sont l’affaire de 11 000 sociétés, dont 3 200 organisent des vacations d’ "art et d’objets de collection".
Un chiffre loin d’être négligeable, tout comme celui de 6,3 milliards d’euros, représentant le montant des adjudications réalisées par les vingt plus importantes sociétés mondiales. Acteur incontournable depuis quelques années, l’empire du Milieu affiche un beau palmarès, puisque neuf sociétés de ventes chinoises figurent parmi les vingt meilleures la première société française se plaçant en quinzième position (secteur Art).
Un an après avoir atteint le point le plus bas de la conjoncture, l’activité semble repartir à la hausse. Et les bons résultats aussi. Une tendance que confirment les scores enthousiastes du premier semestre 2010. L’art, un secteur dans lequel on peut investir ?
Pourvu que ça dure !
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| Claire Papon |
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Conseil des ventes
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Tél. 01 53 45 85 45
Fax 01 53 45 89 20
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