La Gazette Drouot
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L'agenda des ventes
Gerhard Richter (né en 1935), Abstraktes Bild 857-1, 1999, huile sur toile, 102,5 x 82 cm.
Estimation : 2/2,5 M€.

© 2014 Gerhard Richter
À la une
Trame, grille, réseau ? Tous ces mots résonnent devant cette toile de Gerhard Richter, superbe hymne à la peinture. Regardez les traces du pinceau, la subtile harmonie des couleurs – gris irisés, jaunes pâles, bleus évanescents… Formé à l’école du réalisme socialiste, Richter découvre, en 1959, à la Documenta 2 de Kassel, Pollock et Fontana. «Je pourrais presque dire que ces peintures furent la véritable raison pour laquelle je quittais la RDA.» Deux ans plus tard, il s’installe avec son épouse à Düsseldorf, s’inscrit à l’Académie des arts de la ville et rencontre les membres du groupe Fluxus, tout en s’intéressant au mouvement pop art, qui faisait alors son apparition de l’autre côté de l’Atlantique. À partir des années 1960, il utilise l’image photographique comme base de son travail, tant dans ses œuvres figuratives qu’abstraites. Richter veut peindre, c’est sa vie. Toute son œuvre tend à trouver un nouveau langage pictural, oscillant entre ce qui relève de la construction humaine ou de la nature. Ses grilles de couleurs de la série des Nuanciers côtoient des monochromes gris, des paysages et des portraits dont le flou estompe le sévère réalisme. Il atteint ainsi une poétique picturale se suffisant à elle-même : texture, espace, contour, couleur. Richter semble construire l’espace de ses toiles à travers une vision microscopique de l’univers – strates géologiques, séquences de génomes… Cette toile, réalisée en 1999, reprend des recherches, initiées quelque vingt ans auparavant, et ne constitue qu’une étape dans sa quête picturale. Cette même année, dans un entretien avec Paolo Vagheggi, Richter confie : «J’aime la peinture figurative que je trouve très intéressante […] Le travail de l’abstraction est quelque chose de quotidien pour moi, aussi naturel que de marcher ou de respirer.» Le Centre Pompidou accueillait en 2012, une rétrospective de son œuvre, intitulée « Panorama », où l’on a pu admirer cinquante ans de créations diverses, montrant cependant l’unité de sa démarche artistique. Cet été, la fondation Beyeler revenait sur son parcours en exposant ses cycles abstraits et quelques grandes icônes figuratives. Marian Goodman inaugure sa galerie londonienne avec ses œuvres les plus récentes, où l’on peut voir, jusqu’au 20 décembre, le dynamisme innovant de sa peinture. Lors de la vente à Versailles, on pourra constater son amour pour la peinture : «Ce qui est le plus important pour moi, dit-il, c’est la démarche, c’est ma volonté de montrer ce que je veux donner à voir et de la meilleure manière possible.»
Dimanche 14 décembre, Versailles.
Perrin, Royère et Lajeunesse SVV.


François-Xavier Lalanne (1925-2008), Bélier, brebis et agneau, 1998-1999-2000, époxy et bronze, fonte Landowsky, 93 x 102 x 36 (bélier), 90 x 102 x 34 (brebis), 52 x 59 x 14 cm (agneau).
Estimation : 500 000/600 000 €.

Troupeau de Lalanne
Qui ne rêve de réunir un troupeau de François-Xavier Lalanne sur son gazon du plus beau vert anglais, sur sa terrasse, dans le hall ou le grand salon ? Les premières sculptures ovines apparaissent en 1965 dans celui des Lalanne, impasse Robiquet. La tête et les pattes noires sont en bronze et le corps, recouvert de laine. Le groupe s’agrandit rapidement et est exposé au Salon de la jeune peinture, de manière à former un large banc mais aussi à évoquer Ulysse et ses compagnons s’évadant sous le nez de Polyphème, le cyclope aveuglé. L’artiste revendique cette allégorie, constatant que ses transhumants lui ont ouvert la porte du monde de l’art. En 1979, le sculpteur augmente ses têtes de bétail avec des brebis, réalisées en époxy et bronze afin de pouvoir paître dehors, exposées sans crainte aux intempéries ; en 1990, il leur adjoint un bélier, puis des agneaux. Le cheptel est désormais au complet. Depuis, les moutons de Lalanne n’ont cessé de conquérir le cœur des amateurs. À l’instar du Petit Prince, chacun veut le sien, un duo ou la famille, occasion de méditer sur la longue amitié de l’homme et de la brebis. Parfois, le mâle est divinisé. En Égypte, par exemple, il symbolise Amon dieu de la fécondité, en Mésopotamie, il fait partie des attributs d’Ishtar. Et que dire du bélier ailé de Zeus, Chrysomallos, à la toison et aux cornes d’or ? Sa dépouille confiée à Aiétès, roi de Colchide, était suspendue à un chêne gardé par un dragon et des hommes en armes. Grâce à la trahison de Médée, Jason put s’en emparer et rapporter ce talisman. On peut aussi, sans risque, jouer à la bergère façon Marie-Antoinette. Signe du zodiaque chinois, l’animal est encore décrit comme «libre, dépensier et créatif», loin de son image velléitaire héritée des moutons de Panurge. L’acquéreur aura beaucoup plus qu’un début de troupeau…
Mercredi 22 octobre, Hôtel Le Bristol, à 17 h.
Marc-Arthur Kohn  SVV. 
Georges Mathieu (1921-2012). Entéléchie carolingienne V, 1956, huile sur toile, 97 x 162 cm.
Estimation : 100 000/120 000 €.
Les bonheurs d'un collectionneur
Il doit être bien agréable de réunir des ensembles d’objets qui semblent a priori très éloignés les uns des autres pour former une collection unique. Celle d’un amateur proposée lors de cette vacation est de ce rare type. Passé l’art d’après-guerre en amuse-bouche, on goûte au mobilier du XVIIIe siècle de qualité et on se régale avec les émaux de Pékin, par la qualité, la diversité et le nombre présentés (voir À la une, Gazette n° 33, page 2). Le choix des tableaux et des sculptures témoigne d’une connaissance très sûre, comme dans celui d’une œuvre historique de Georges Mathieu. Son titre pourrait refléter  l’esprit du geste de cet amateur : Entéléchie, c’est-à-dire littéralement «action de conserver ce qu’on possède» ou «essence de l’âme» au sens aristotélicien. On retient aussi une toile de Gérard Schneider, datée 1959, Composition 40-D, estimée 60 000 €, et une épreuve en bronze de la Cocotte aux patins «Bicou de Pino» de César (1957, Boqcuel fondeur), attendue autour de 80 000 €. Une paire de fauteuils en hêtre sculpté et doré, attribuée à Delanois (10 000 €), figure parmi le mobilier, aux côtés d’une commode en acajou estampillée Dautriche, ornée au centre d’une frise en bronze doré symbolisant la géographie, dans le goût de Clodion (40 000 €), et d’une paire d’encoignures en laque de Coromandel estampillée J. B. Galet (20 000 €). Les objets réalisés en émaux de Pékin (cuivre peint) étaient destinés par la cour à plusieurs marchés : intérieur, pour une paire de lions bouddhiques porte-flambeau de la fin de l’époque Yongzheng (1723-1735) ou du début de la période Qianlong (1736-1795), évaluée quelque 50 000 €, mais encore perse ou ottoman pour des aiguières et leurs bassins. Inspirée des formes européennes d’orfèvrerie et de céramique, une aiguière casque sur piédouche avec son bassin coquille est décorée de fleurs sur fond rose, bleu, vert ou rouge ; l’intérieur est orné d’un décor en camaïeu rose. Réalisée en émaux peints sur cuivre de la famille rose durant le règne de Yongzheng et estimée 6 000 €, elle peut avoir été conçue pour le marché occidental.
Mercredi 22 octobre, salle 1-7, Drouot-Richelieu.
Thierry de Maigret SVV. Mme Sevestre-Barbé, MM. de Louvencourt, L’Herrou, Cabinet Dillée.
Jacques Supparo (1870-1913), Double portrait de Sarah Bernhardt et Louise Abbéma à Belle-Ile-en-Mer, aquarelle et gouache. 90,5 x 63,5 cm.
Estimation : 1 500/2 500 €.
L’amour de l’art
Personnalité très secrète, Thierry de Salvertes, qui se cache derrière le pseudonyme Kuki de Salvertes, est pourtant l’un des hommes les plus influents du milieu de la mode. Son diplôme d’Esmod en poche et riche de stages chez Azzedine Alaïa, Jean-Paul Gaultier et Thierry Mugler, Kuki de Salvertes intègre le bureau de presse de Yogi Yamamoto. Au début des années 1980, il travaille à Milan, auprès de Moschino, avant de rejoindre Vivienne Westwood. Désormais à la tête de sa propre agence de presse, Totem fashion, qui compte aujourd’hui un bureau à Paris et un autre à Londres, l’homme a fait de sa passion un métier et a lancé des créateurs comme Raf Simons, Olivier Theyskens, Véronique Branquinho, Walter Van Beirendonck ou l’Indien Manish Arora. La liste est longue au palmarès de ce détecteur de talents… qui voue pourtant depuis trente ans une véritable passion pour les figures féminines de l’époque moderne. Tout a commencé avec un buste en marbre de Cléo de Mérode reçu en présent. De nombreux tableaux, œuvres sur papier, affiches, photographies, sculptures ont suivi, dont il se sépare aujourd’hui. Plus que des objets, notre collectionneur a réuni une véritable galerie de portraits de femmes, aussi belles que talentueuses. De Liane de Pougy à Marie Dorval, en passant par Rachel, George Sand, Mademoiselle George, la Malibran, Marie d’Agoult, la Belle Otero et bien sûr Sarah Bernhardt, toutes ces personnalités d’exception ont laissé une empreinte durable. Reine du théâtre, gloire mondiale, «la Divine» avait fait de son audace sa devise, «Quand même», qu’elle faisait graver sur les objets qu’elle aimait. Une quarantaine de bustes, de photos et de tableaux la mettent en scène, seule ou comme ici accompagnée de son amie intime, l’artiste Louise Abbéma (voir photo). Quelques centaines d’euros à 3 000 environ seront nécessaires pour espérer s’offrir les effigies de ces monstres sacrés. Mais aussi un ensemble de cartes de vœux de Dimitri Bouchène (1893-1993) pour la maison Nina Ricci et des projets de décors et de costumes du prince sulfureux des nuits parisiennes, Christian Bérard (1902-1949).
Mardi 21 octobre à 17 h, 118, rue du Faubourg-Saint-Honoré. Piasa SVV, Mme Bourgeois.
Épingle ornée d’une perle fine baroque gris rosé, rehaussée d’un motif serti de roses, poids brut : 9,32 g, certificat du LFG pour la perle, diam.  12,2 mm, 13,1 x 26,6 mm environ.
53 550 € frais compris.
La beauté de l’imperfection
Employée depuis l’Antiquité pour fixer un tissu ou une coiffure, utilisée aussi bien par les archevêques que par les simples campagnards portant leur costume régional, l’épingle a fini par devenir un bijou à part entière, exclusivement apprécié pour ses qualités ornementales. En témoigne notre modèle raffiné, propulsé à 42 000 € sur une estimation haute de 6 000. Sa taille et sa forme remarquables, les tons prononcés de rose et le violet en subtils dégradés, mais également ses reflets – désignés sous le nom d’«orient», conséquence de la pénétration de la lumière dans les différentes couches de matière – expliquent son attrait. Si l’on imagine aisément une élégante porter aujourd’hui cette épingle au revers de son col, les dandys des années 1900 raffolaient des ornements de cravate terminés par des perles… La spécificité de notre concrétion nacrée est d’être «baroque», c’est-à-dire de forme irrégulière. Il n’est pas courant qu’une chose soit aimée pour ses défauts. C’est pourtant bien le cas avec ce type de perles. Elles représentent ainsi l’un des ornements les plus emblématiques de la Renaissance. Massivement importées des Amériques, où elles sont activement récoltées depuis la Conquista, les perles baroques envahissent les costumes sur lesquels elles sont cousues, forment des colliers agrémentant jusqu’aux coiffures ou servent de pendeloques aux bijoux… Les formes les plus imparfaites sont recherchées pour les pendentifs : elles se plient à toutes les fantaisies, servant de corps à tout un bestiaire monté en orfèvrerie. Les merveilles de la nature sont élevées au rang d’œuvres d’art. Les Années folles constituent un autre âge d’or pour ces trésors de la mer. Ils s’échangent contre de véritables fortunes, jusqu’à ce que la crise de 1929 mette à mal le marché des perles fines. La voie est libre pour les perles de culture, dont la régularité va désormais donner le ton…
Jeudi 9 octobre, Neuilly-sur-Seine.
Aguttes SVV.
Camille Claudel (1864-1943), La Valse, sculpture posthume en bronze à patine brune, signé et numéroté 5/8 sur la terrasse, Delval fondeur. 116 x 79 x 49 cm.
Estimation : 70 000/100 000 €.
La valse des cœurs
La Valse est l’une des œuvres les plus célèbres de Camille Claudel. Elle illustre tout le caractère de l’artiste, tout en émotion et sensualité. Issu d’une fonte posthume de Delval, notre exemplaire a été acheté par son propriétaire actuel directement auprès de M. François de Massary,  petit-neveu de l’artiste, en date du 17 septembre 1995. Il s’agit de la fonte d’un agrandissement du modèle d’origine de La Valse. Camille Claudel travaille à partir de 1889 à cette sculpture. Elle vit alors ses dernières années de bonheur avec Auguste Rodin. Elle présentera le modèle en plâtre au Salon de la société nationale des beaux-arts de 1893. Cette œuvre est conçue pour être regardée de tous les côtés, demandant ainsi au spectateur de tourner autour d’elle, tout comme les danseurs virevoltent durant leur performance. Camille Claudel le réalisa en plusieurs tailles et matériaux, s’essayant même au grès flammé. Émotion et expressivité émanent de cette sculpture très charnelle et expressionniste, caractéristique du talent pur de Camille Claudel. Le dynamisme du sujet conquit autant le public que les critiques. L’artiste présenta ce groupe avec quelques variantes, La Valse ou Les Valseurs, mettant tantôt l’accent sur la musique, tantôt sur le mouvement des protagonistes. Elle aimait beaucoup la musique, qui était une grande source d’inspiration. L’un de ses amis proches n’était d’ailleurs autre que Claude Debussy, avec lequel elle partageait la même sensibilité à fleur de peau. Mais cette œuvre symboliserait aussi la danse suprême, la volte,  enseignée par la déesse de l’amour, Vénus, afin de rapprocher les hommes et les femmes, deux êtres auparavant unis puis séparés par Jupiter.
Dimanche 19 octobre, Cannes.
Cannes Enchères SVV. M. Willer.
Second Empire. Ensemble d’officier de cuirassiers de la Garde Impériale.
Estimation : 1 800/2 000 €.
Militaire et collectionneur
Une vente comme on les aime. Cet après-midi sera dispersée l’entière collection d’un homme, militaire de carrière, voyageur passionné et collectionneur averti. Lieutenant-colonel de réserve et officier de la Légion d’honneur, ce fils d’officier de cavalerie a fait ses classes à Saumur à partir de 1939. Il participa activement aux combats de 1940 puis à la Résistance. La vie militaire est bien sûr au cœur de sa collection, composée notamment de nombreuses armes, aussi bien françaises qu’étrangères. Un sabre d’officier du 2e régiment de chasseurs à cheval d’époque Consulat-premier Empire, fait à la manufacture de Klingenthal, est ainsi attendu à 5 000/6 000 €. Garniront encore les rangs plusieurs costumes et coiffes, en particulier de l’époque napoléonienne. Un beau shako du 2e légers modèle 1812 est attendu à 3 000/4 000 € , tandis qu’un ensemble d’officier de cuirassier de la garde impériale à casque à cimier, modèle 1854, à la plaque au «N» et cuirasse modèle 1855, pourrait partir à 1 800/2 000 € (voir photo). Les scènes de combat peuplent également les tableaux anciens de sa collection, Le Prince Eugène dégageant le colonel Klicky d’une charge de cosaques par Gramel à 2 000/3 000 €, de même que sa passion pour les chevaux avec Le Bat-L’eau, d’un artiste de l’entourage de Jean-François Hue, à 6 000/8 000 €. Son penchant pour les voyages s’exprimera par ailleurs au travers de plusieurs œuvres d’art antiques ou exotiques, à l’image d’une tête de Déméter en pierre réalisée d’après l’antique au XVIe, prisée 4 500/6 000 €, ou encore d’une autre de Bouddha gréco-bouddhique à 4 000/5 000 €. Une petite touche classique, enfin, pour montrer sa curiosité pour les arts français. Évaluée à 6 000/7 000 €, une aiguière et son bassin circulaire en argent et vermeil d’époque Empire mêlent sculpture et orfèvrerie. Quant à une commode Louis XV galbée estampillée Jacques Birckle, estimée 10 000/15 000 €, elle expose avec virtuosité l’art de la marqueterie.
Mercredi 22 octobre, Angers.
Xavier de La Perraudière SVV. Mme Jossaume,  MM. de Bayser, Brunel, Portier Th., Pinta, Roudillon J., Cabinet Turquin.
James Baldwin (1924-1987), Lettre ouverte à Angela Davis, lettre tapuscrite signée du 19 Novembre 1970, avec corrections manuscrites de l’auteur. 6 pages recto A4.
Estimation : 3 000/5 000 €.
Une lettre, un combat
James Baldwin est l’une des figures majeures de la lutte pour la reconnaissance des droits des Noirs aux États-Unis. Né à Harlem, il connaît une enfance difficile, entre la pauvreté et le manque de soutien de ses parents dans ses choix de carrière et de vie. Très jeune, il s’installe dans le Greenwich Village des années 1940, quartier d’intellectuels et d’artistes. Il lutte pour l’égalité des droits civiques entre les Noirs et les Blancs, avant de quitter son pays natal, en 1948, déçu et résigné. C’est la France, et plus précisément Saint-Paul-de-Vence, qu’il choisit comme refuge. Mais il ne reniera jamais ses combats ni ses convictions. Aussi se sent-il profondément concerné lors de l’arrestation d’Angela Davis en 1970. Philosophe, professeur à l’université, cette dernière est une militante radicale, membre des Black Panthers et du parti communiste américain. Elle est mise en cause dans l’enquête sur une prise d’otages dans un tribunal, visant à faire libérer Georges Jackson et ses frères, militants de la cause des Afro-Américains. Déjà surveillée par le FBI, Angela Davis est soupçonnée d’avoir livré des armes pour cette action ayant entraîné la mort d’un juge et de plusieurs prisonniers. Elle fuira pendant deux mois avant d’être arrêtée le 13 octobre 1970. Elle sera séquestrée dans des conditions indignes et condamnée à mort le 5 janvier 1971. L’opinion publique se mobilise pour la soutenir ainsi que de nombreuses personnalités… de John Lennon à Jean-Paul Sartre, en passant par James Baldwin avec cette lettre ouverte publiée dans le New Statesman, à Londres, puis dans le New York Review of Books le 19 novembre 1970. Présentée dans un cadre conçu pour l’exposition de 1998 à l’Unesco, cette missive est un long plaidoyer pour un changement des mentalités. Elle se termine par cette phrase : « For, if they take you in the morning, they will be coming for us that night. » («Car s’ils viennent te chercher ce matin, ils viendront nous chercher cette nuit»). Angela Davis s’en inspirera pour le titre d’un ouvrage consacré à cette période, If they come in the Morning. Acquittée le 4 juin 1972, elle n’a jamais cessé de lutter contre les différentes injustices.
Vendredi 24 octobre, Nice.
Rometti & Associés SVV.



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