La Gazette Drouot
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L'agenda des ventes
Gertrude Horsford Fiske (1878-1961), Sunny Beach, Ogunquit, Maine, 1921, huile sur toile, 61,5 x 76,5 cm.
Estimation : 10 000/12 000 €.
A la Une
Par une belle journée ensoleillée, un poignée de familles se sont rendues à la plage. De grands parasols offrent une ombre bienvenue à cette époque où le bronzage n’est pas encore de rigueur. Enfants et adultes jouent sur le sable blanc, affrontent les vagues qui viennent mourir sur le littoral. Au loin, on aperçoit peut-être l’autre côté de la baie. On pourrait se trouver sur une plage de France, quelque part au sud de La Rochelle, ou sur les bords de la Méditerranée, entre Cannes et Nice. Cela semblerait logique car cette peinture a été acquise par Mouna Ayoub pour décorer son yacht le Phocéa. Elle figure dans la première journée de la dispersion des objets choisis par la femme d’affaires pour orner son magnifique quatre-mâts. En fait, nous sommes très loin des côtes françaises… La scène a été brossée en 1921 à Ogunquit, dans le Maine, un ancien village de pêcheurs devenu station balnéaire et communauté artistique, fréquenté par les Bostoniens. Ce «lagon de la côte», en langue abenaki, dépend du village de Wells fondé en 1641 dans cet État situé entre le Massachusetts et le Canada. Au tournant du XXe siècle, l’endroit est découvert par les peintres et notamment par Gertrude Fiske, l’un des membres fondateurs de la colonie artistique de ce site enchanteur, qui y réside durant les mois d’été. Méconnue aujourd’hui, elle fut l’une des premières femmes peintres de Boston. Issue d’une famille aisée, cette WASP (White Anglo-Saxon Protestant) habite à Weston, faubourg huppé de la ville, passe les vacances estivales avec sa famille à Cape Cod et réside les mois d’hiver dans leur maison sur la Commonwealth Avenue. En 1904, elle entre à l’école du musée des beaux-arts, nouvellement ouverte aux femmes, où elle suit les cours d’Edmund C. Tarbell et de Frank Benson. Finalement, le professeur qui l’influence le plus est Charles Woodbury, installé pendant les beaux jours à Ogunquit depuis 1888, dont le style vigoureux magnifie la splendeur sauvage des côtes. Gertrude Fiske poursuivra une carrière de portraitiste, tout en peignant des scènes d’intérieur, des paysages et des natures mortes. Associée au néo-impressionnisme américain, notamment proche de la palette de Frederick Childe Hassam, sa peinture sera peu à peu oubliée, sa dernière distinction datant de 1935. On ne peut cependant qu’être sensible à son travail sur les jeux de lumière dans ses scènes intimes et ses portraits, à ses subtils et néanmoins puissants coloris, et à sa sensibilité aux moindres nuances de cette côte américaine.
Lundi 28 avril, salle 5-6 - Drouot-Richelieu.
Rieunier & Associés SVV.

Gertrude Horsford Fiske (1878-1961), Sunny Beach, Ogunquit, Maine, 1921, huile sur toile, 61,5 x 76,5 cm.
Estimation : 10 000/12 000 €.


A la une
Par une belle journée ensoleillée, un poignée de familles se sont rendues à la plage. De grands parasols offrent une ombre bienvenue à cette époque où le bronzage n’est pas encore de rigueur. Enfants et adultes jouent sur le sable blanc, affrontent les vagues qui viennent mourir sur le littoral. Au loin, on aperçoit peut-être l’autre côté de la baie. On pourrait se trouver sur une plage de France, quelque part au sud de La Rochelle, ou sur les bords de la Méditerranée, entre Cannes et Nice. Cela semblerait logique car cette peinture a été acquise par Mouna Ayoub pour décorer son yacht le Phocéa. Elle figure dans la première journée de la dispersion des objets choisis par la femme d’affaires pour orner son magnifique quatre-mâts. En fait, nous sommes très loin des côtes françaises… La scène a été brossée en 1921 à Ogunquit, dans le Maine, un ancien village de pêcheurs devenu station balnéaire et communauté artistique, fréquenté par les Bostoniens. Ce «lagon de la côte» en langue abenaki dépend du village de Wells, fondé en 1641 dans cet État situé entre le Massachusetts et le Canada. Au tournant du XXe siècle, l’endroit est découvert par les peintres et notamment par Gertrude Fiske, l’un des membres fondateurs de la colonie artistique de ce site enchanteur, qui y réside durant les mois d’été. Méconnue aujourd’hui, elle fut l’une des premières femmes peintres de Boston. Issue d’une famille aisée, cette WASP (White Anglo-Saxon Protestant) habite à Weston, faubourg huppé de la ville, passe les vacances estivales avec sa famille à Cape Cod et réside les mois d’hiver dans leur maison sur la Commonwealth Avenue. En 1904, elle entre à l’école du musée des beaux-arts, nouvellement ouverte aux femmes, où elle suit les cours d’Edmund C. Tarbell et de Frank Benson. Finalement, le professeur qui l’influence le plus est Charles Woodbury, installé pendant les beaux jours à Ogunquit depuis 1888, dont le style vigoureux magnifie la splendeur sauvage des côtes. Gertrude Fiske poursuivra une carrière de portraitiste, tout en peignant des scènes d’intérieur, des paysages et des natures mortes. Associée au néo-impressionnisme américain, notamment proche de la palette de Frederick Childe Hassam, sa peinture sera peu à peu oubliée, sa dernière distinction datant de 1935. On ne peut cependant qu’être sensible à son travail sur les jeux de lumière dans ses scènes intimes et ses portraits, à ses subtils et néanmoins puissants coloris, et à sa sensibilité aux moindres nuances de cette côte américaine.
Lundi 28 avril, salle 5-6 - Drouot-Richelieu.
Rieunier & Associés SVV.

Étienne Dinet (1861-1929), Confidence, huile sur toile, 66 x 80 cm.
Estimation : 150 000/200 000 €.
Cris et chuchotements
S’il est un artiste orientaliste français dont les œuvres viennent régulièrement sous le marteau – avec des fortunes diverses – c’est bien Étienne Dinet. Deux tableaux, entrés dans les années 1960 dans la collection d’un médecin vichyssois de famille pied-noire, sont les vedettes d’une vacation classique. Ils ont été réalisés vers 1900-1905, se remarquent tous deux par leur palette éclatante, mais diffèrent par leur sujet. Le premier, Le Jugement du cadi, montre la colère d’un homme, qui par son geste rejette sa jeune épouse, dont le regard triste prend à témoin le spectateur. Une vieille femme (peut-être la mère de cette dernière), implore le cadi – juge musulman remplissant les fonctions judiciaires, religieuses et civiles –, en lui prenant la main, de ne pas briser cette union, tandis qu’un scribe prend en note les propos. 60 000/80 000 € sont espérés de cette scène de dispute, 150 000/200 000 € de notre Confidence, au thème certes plus joyeux. Qui peut bien faire les frais de la conversation de ces trois jeunes filles ? L’une de leurs compagnes ? Un amoureux bientôt éconduit ? Les quatre tasses auprès de la verseuse semblent indiquer en effet qu’un quatrième personnage est attendu. Étienne Dinet a 23 ans quand il découvre le Sud algérien et se prend de passion pour ses paysages, pour ses habitants et leurs coutumes. Jusqu’à son installation définitive à Bou Saâda, en 1904, il partage son temps entre son atelier parisien – point de rendez-vous de nombreux orientalistes – et de longs mois dans les oasis du Sahara. Engagé aux côtés du peuple algérien, il se convertit à l’islam en 1913. Connu et reconnu de son vivant, Dinet n’aura pourtant pas de disciples. Vers la fin de sa vie, ses toiles étaient, paraît-il, retenues jusqu’à deux ans à l’avance…
Jeudi 24 avril, salle 9 - Drouot-Richelieu.
Cabinet V.A.E.P. Marie-Françoise Robert SVV. M. Chanoit.

Antoine Blondin (1922-1991), manuscrit autographe signé, Le Tour de France, et lettre autographe à Pierre Salviac, août 1976. 114 feuillets in-4° sur papier d'écolier, 1 pp. in-8°.
Estimation : 5 000/6 000 €.
La madeleine d'Antoine Blondin
C’est entre 5 000 et 6 000 € qu’il faut prévoir de s’engager pour espérer repartir avec le manuscrit original du Tour de France d’Antoine Blondin, auquel on joint une missive (une page in-8°) du même, à son ami commentateur de match de rugby et polémiste, Pierre Salviac. Écrivain associé au mouvement des Hussards, Antoine Blondin fut aussi un grand journaliste sportif, à qui l’on doit de nombreux articles dans L’Équipe et le récit passionné de 27 éditions du Tour de France. C’est en 1979 que paraîtra son récit de la grande boucle dont le lyrisme fera entrer l’épreuve dans la légende. «On ne guérit pas du Tour de France», écrivait-il en conclusion ! Un jugement que partagent forcément les inconditionnels de la petite reine. L’assemblée de personnalités réunies dans cette vente d’autographes et de manuscrits est variée. Outre l'auteur d'Un singe en hiver, on y trouve en effet Louis-Nicolas Barbier – fils du bibliothécaire de Napoléon – (lettre au Grand Chambellan, 100 €), Charles Baudelaire, Samuel Beckett (carte de vœux au poète surréaliste Patrick Waldberg de 1974, 500 €), Georges Bernanos, l’écrivain et journaliste Emmanuel Berl (correspondance amicale avec le dessinateur Jean Effel, 300 €), Sarah Bernhardt (missive à Robert de Montesquiou à la veille de son duel avec Henri de Régnier, 500 €), le maréchal d’Empire Berthier, Gustave Flaubert ou Marcel Jouhandeau. Sans oublier deux papyrus de Franz Liszt : une page de mai 1882 concernant son arrangement de la marche de Schubert (1 000/1 200 €) et une partition d’un lied composée à Pest en 1874 comportant huit mesures à trois portées et des annotations de sa main (6 000/7 000 €).
Mercredi 23 avril, salle 6 - Drouot-Richelieu.
F.L. Auction SVV. M. Cortade.


Hans Hartung (1904-1989), T1969-H17, 1969, acrylique sur toile signé et daté, 50 x 81 cm.
Estimation : 30 000/40 000 €.
Peinture instinctive
Quand la peinture devient un mode d’expression naturel, presque inné… Hans Hartung a toujours privilégié le geste spontané, qu’il s’agisse des dessins de ses cahiers d’écolier, – des éclairs lors de gros orages – ou de ses premières œuvres abstraites réalisés à l’âge d’à peine 18 ans. Nous sommes en 1922 et le jeune homme, inscrit au lycée de Dresde, n’a alors aucune connaissance du travail de Kandinsky. Sa peinture prend déjà forme, «tout simplement, naturellement, comme une évidence». Par la suite, il entreprend des études à Leipzig avant de s’inscrire aux beaux-arts de Dresde. Il découvre la peinture française et voyage une première fois à Paris, entre 1926 et 1931. Fuyant le nazisme, il s’y installera définitivement en 1935. La guerre l’obligera à mettre sa carrière en suspens et le marquera durablement.  Emprisonné puis gravement blessé après avoir intégré la Légion étrangère, il sera amputé d’une jambe en 1944. Dans les années1930, il peint des taches aux tonalités sourdes et des fragments linéaires noirs. Ce «tracé sismographique», expression de la souffrance d’un homme et d’un artiste, se généralisera après la guerre, telles des hachures de plus en plus serrées, résultant d’une violence gestuelle extrême qui le place parmi les précurseurs de l’action painting en France. Entouré des Goetz, Zao Wou-ki, Kupka, Poliakoff, Wols ou Schneider, Hartung deviendra l’une des figures majeures du mouvement français de l’abstraction lyrique. Sa peinture instinctive séduit rapidement la critique et le public. Les trois œuvres présentées lors de cette vente illustrent son travail des années 1960 et 1970, résultant d’un nouveau procédé de grattage dans la pâte fraîche, réalisé grâce à des outils spécifiques tels que larges brosses, peignes ou balais de genêts, en noir sur des fonds colorés comme notre jaune acide. Outre la toile reproduite ci-dessus, les tableaux intitulés T1973-E43 et T1973-E38 seront respectivement estimés 35 000/45 000 € et 25 000/35 000 €. Ces œuvres proviennent de l’ancienne collection Guy Froissard, à Antibes, et sont répertoriées dans les archives de la fondation Hartung Bergman. Incontournables, donc.
Dimanche 20 avril, Cannes.
Besch Cannes Auction SVV.

Raoul Dufy (1877-1953), Bateaux bleus, vers 1950, huile sur toile signée et dédicacée « à Freddy », 46 x 55 cm.
Estimation : 100 000/120 000 €.
Au large avec Dufy
Les marines comptent parmi les scènes fétiches de Raoul Dufy… et de ses collectionneurs. Ces compositions lui permettent d’utiliser au mieux la technique coloriste singulière qui caractérise la deuxième partie de sa carrière. Né au Havre, le jeune homme interrompt ses études en 1891 pour aider sa famille. Il travaille dans une maison d’importation de café brésilien mais, le soir, à partir de 1893,il se précipite aux cours de Charles Lhuillier, à l’école municipale des beaux-arts. Jusqu’en 1899, année d’obtention d’une bourse de la ville pour les beaux-arts de Paris, Dufy peint des paysages encore très inspirés par la manière impressionniste. Mais bientôt, dans la capitale, s’impose à lui le mouvement fauve, qu’il élabore avec Matisse et ses amis Friesz, Marquet et Braque. Vers 1904-1906, il arpente les côtes normandes en compagnie de Marquet afin de transcrire Trouville, Sainte-Adresse et Fécamp dans un style aux couleurs intenses et aux formes simplifiées. Le succès vient avec des expositions en France comme à l’étranger, ainsi que la rencontre de personnes influentes comme Paul Poiret. Raoul Dufy fréquente désormais le grand monde. Cette société de l’entre-deux-guerres se divertit en assistant à des spectacles, à des courses de chevaux ou à des régates… Spectateur amusé et complice, le Havrais croque de sa plume vive ces scènes de la vie mondaine. Son style évolue, délaissant le fauvisme, le voyant adopter à partir de 1919 dans une écriture plus libre et fourmillante un dessin rapide et précis, mais aussi des couleurs traitées en aplats de façon indépendante des formes. Très adaptée à la grande décoration, cette pratique a été facilitée par une invention du chimiste Jacques Maroger, une émulsion souple conférant aux couleurs une ductilité et une transparence comparables à celles des aquarelles, permettant à Dufy de peindre avec plus d’aisance. Caractéristiques de ce style libre et esthétique, nos bateaux bleus portés par le vent nous emportent à coup sûr vers de belles découvertes.
Honfleur, Dimanche 20 avril.
Honfleur Enchères SVV.

Camille Pissarro (1830-1903), Les Dunes à Knokke, huile sur toile, 65 x 81 cm.
Estimation : 180 000/200 000 €.
Pissarro en Belgique
Camille Pissarro est l’une des figures les plus marquantes de la période impressionniste, tant par sa peinture que par sa personnalité. Âgé de 44 ans en 1874, lors de la première exposition du mouvement dans l’atelier du photographe Nadar, il est considéré comme l’un des pionniers du genre. Cézanne disait de lui : «Ce fut un père pour moi. C’était l’homme à consulter et quelque chose comme le Bon Dieu». Il naît en 1830 sur l’île de Saint-Thomas, colonie danoise des Antilles. Après avoir convaincu son père, il arrive à Paris en 1855 pour se consacrer à la peinture. À l’Académie suisse, il fait la connaissance de Monet, Guillaumin et Cézanne. Ensemble, ils pratiquent l’art du paysage dans les environs de Paris. Proche à ses débuts du style de Corot, Pissarro est régulièrement exposé dans les Salons parisiens. Il s’installe avec sa nombreuse famille à Pontoise, puis Louveciennes et Éragny. Cependant, le peintre s’aventure également souvent dans des régions plus éloignées comme la Belgique, ce dont témoigne cette esquisse des Dunes à Knokke. Ce séjour hors de France est en réalité motivé par des questions politiques. Anarchiste dans l’âme, Pissarro affiche ouvertement ses opinions en faveur du mouvement social et s’oppose au règne de l’argent, du patronat et de la religion, dans un monde bousculé par la révolution industrielle. À la suite de l’assassinat du président Carnot le 24 juin 1894 par Caserio, le peintre s’exile dans ce pays pour quelques mois afin d’échapper à la répression. Il s’installera notamment à Knokke, où il peindra de nom­breuses vues de dunes et moulins de cette ville flamande située sur les rives de la mer du Nord. Parmi elles, notre esquisse à la touche dynamique et aux couleurs claires, léguée par l’artiste à son épouse Julie Vellay. Le tableau passera ensuite plusieurs fois sur le marché, dont la dernière en 1995 à Drouot, et se trouve également illustré dans plusieurs monographies. Une œuvre au beau pedigree !
Nice, Samedi 26 avril.
Hôtel des Ventes Nice Riviéra SVV. Cabinet Maréchaux.

Lucknow, Inde du Nord, fin XVIIIe siècle. Peinture provenant d’un des albums Polier, Le nawab Imad ul-Mulk assiste à un banquet dans  la cour du palais du défunt Samsam ud-Dowla, au revers trois calligraphies signées Hafez Nur Allah, 45,5 x 62 cm. Estimation : 30 000/40 000 €.
Album Polier
Acquise lors d’une vente publique à Tarbes dans la première moitié du XXe siècle, cette peinture indienne était restée depuis lors dans la même collection particulière. D’après l’expert Mme David, elle appartiendrait, par son format et le style de ses marges florales, à un célèbre album Polier dont deux pages sont déjà passées sous le feu des enchères le 9 juin 2011 à Drouot-Richelieu (Pierre Bergé & Associés SVV). Le Portrait équestre du vizir Asad Khân et deux beautés avait atteint 148 804 € et les Jeunes femmes se divertissant dans un jardin, 130 203 €. Antoine Louis Henri Polier (1741-1795) a vécu une trentaine d’années en Inde. C’est en juin 1758 qu’il débarque dans ce pays. À l’origine, le jeune homme de 17 ans, natif de Lausanne, devait rejoindre son oncle, un officier sous le drapeau Anglais. Mais ce dernier étant décédé à son arrivée, il se met tout d’abord au service de la Compagnie anglaise des Indes orientales puis de l’empereur moghol Shâh Alam II. Il sera finalement nommé ingénieur militaire et architecte à la cour de Shojâ al-Dawla, le gouverneur de la province d’Awadh. Dans la capitale, Lucknow, il vit une existence raffinée et fastueuse. Une grande école de peinture, composée d’artistes venus de Delhi, après le sac de la ville en 1739, y fait l’admiration de tous. Antoine-Louis Polier passera lui-même de nombreuses commandes auprès des peintres indiens moghols spécialisés dans l’art de la miniature. Dans notre album, dont il se sépara après son retour en Europe en 1788, figuraient des scènes de palais idéaux, des femmes conversant ou écoutant de la musique, mais aussi des portraits agrémentés de jeux d’architecture et de perspectives. Installé à Avignon à la fin de sa vie, notre homme sera assassiné par des brigands de la région tentés par le luxe dans lequel il vivait. Une fin dramatique pour un aventurier-collectionneur de la grande période coloniale.
Samedi 26 avril, Pau.
Gestas - Carrere Enchères de Bourbon SVV. Mme David.


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