La Gazette Drouot
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L'agenda des ventes
Wang Yan Cheng (né en 1960), Sans titre 39 (W-5), 2014, huile sur toile, 132 x 231 cm.
Estimation : 250 000/350 000 €
Au coeur de l’énergie créatrice
Au début de ce mois, les revues scientifiques annonçaient la découverte d’une planète naine aux confins du cosmos – l’objet céleste est si éloigné du Soleil qu’une année y dure quarante mille ans terrestres. On pourrait très bien l’imaginer perdue dans la nébuleuse colorée de cette importante huile sur toile, peinte en 2014 par Wang Yan Cheng, Sans titre 39 (W-5). De fait, l’artiste, né en Chine en 1960 dans la province du Guangdong, explore dans ses œuvres le dialogue permanent entre l’homme, la nature qui l’abrite et l’univers qui l’enveloppe. Wang Yan Cheng est une étoile neuve dans le ciel de l’art contemporain où, désormais, il tient toute sa place au sein de la constellation longtemps dominée par Zao Wou-ki et Chu Teh-chun. Comme ses aînés, il appartient au grand mouvement de l’abstraction lyrique ; comme eux avant lui, il est venu en France parfaire une formation entamée à l’école des arts du Shandong, sous l’égide de professeurs ouverts aux avancées occidentales. Il a alors 29 ans, il veut améliorer sa technique et se confronter aux tenants de l’art plastique en vogue. Les portes ne s’ouvriront pas si facilement. Bernard Vasseur, dans la monographie parue en 2010 aux éditions Cercle d’art, rapporte les propos de Wang Yan Cheng se remémorant cette période : « C’était la dèche. […] La solitude loin des miens… Je faisais des petits boulots : la calligraphie chinoise. Comme j’étais bon en art figuratif, je faisais des portraits à la commande. J’essayais d’imiter Ingres ! Ça permettait tout juste de vivre. Et de continuer de peindre, de tracer ma voie, d’approfondir mon style, de devenir enfin moi-même.» Les critiques ne seront pas tendres jusqu’à ce que l’un d’eux ne lui donne accès à la fondation Prince-Albert II, à Monaco. Un véritable sésame. 1998 sonne enfin l’heure des clairons de la renommée. D’importantes galeries françaises le programment dans leurs expositions, des collections chinoises publiques lui achètent des œuvres, et en 2002, il est nommé auprès de l’Association internationale des arts plastiques de l’Unesco, fondée pour stimuler la coopération culturelle entre les artistes de tous les pays… La rencontre avec Chu Teh-chun jouera aussi un rôle essentiel. Il saura, avec maîtrise, interpréter l’œuvre aux accents vibrants et fluctuants de son aîné sans la copier, s’en inspirer pour livrer une peinture libre dégageant une force toute personnelle. Du chaos naît la matière, dit-on souvent à propos de l’univers. Chez Wang Yan Cheng, c’est dans la profusion de couleurs et d’énergie que naît l’harmonie.
Lundi 22 octobre, salle 3-5, Drouot-Richelieu.
Aguttes OVV. Mme Reynier-Aguttes.
École vénitienne de la fin du XVIIe siècle, suiveur de Joseph Heintz le Jeune, Vues de Venise pendant les jeux, suite de quatre toiles, 132 x 166 cm.
Estimation : 40 000/60 000 € la suite
Venise en fête
Séduisante par son aspect décoratif et son inspiration plutôt naïve, cette suite de quatre œuvres présente surtout l’insigne rareté d’avoir été conservée dans son intégrité. On passera donc sur les quelques accidents et enfoncements… Leur auteur est un artiste de l’école vénitienne de la fin du XVIIe siècle – comme l’indique la date de 1693 visible sur une bannière de l’un des tableaux –, suiveur de Joseph Heintz le Jeune (1600-1678). Installé à Venise à partir de 1625, celui-ci se taille une belle réputation avec ses représentations festives rythmant la vie de la Sérénissime. Les réjouissances ne manquent pas durant le carnaval, qui commence alors le 26 décembre et dure plusieurs mois. L’une des toiles met en scène la procession de l’après-midi du jour de Pâques : conduite depuis l’église San Zaccaria par le doge accompagné de représentants politiques et ecclésiastiques de la ville, elle se déroule sous l’œil des riches patriciens, des mendiants et des vendeurs ambulants. Autre période, autre spectacle, autre toile… Le jeudi gras, la Piazzetta est envahie par les spectateurs costumés ; on y dresse la macchina, structure richement décorée servant d’estrade aux acrobates des forces d’Hercule, puis de base pour tirer les feux d’artifice. Les deux autres toiles (voir photo ci-dessus et page 60) illustrent le combat de poings et la chasse aux taureaux. Le premier opposait deux factions, les Nicoletti et les Castellini. Les jeunes gens devaient s’emparer des ponts, en se battant pour montrer leur bravoure. Le tableau montre la violence d’un tel divertissement, les participants se ruant sous les arches afin de faire tomber à l’eau leurs adversaires. Pour le plus grand plaisir des spectateurs, bien sûr… La chasse aux taureaux, enfin, est un jeu très prisé du carnaval. Sur le Campo de San Paolo, public et personnages chargés de retenir les animaux à l’aide de cordes, attachées à leurs cornes, sont costumés. Quand les chiens assaillent les bêtes, c’est la molada, suivie par la foule massée sur les gradins ou à l’ombre des demeures. Si le carnaval implique la participation à la fête de toutes les catégories de la population – ou presque –, la bataille pour cette suite de toiles devrait réunir les plus motivés… et les plus fortunés.
Lundi 22 octobre, salle 13 - Drouot-Richelieu.
Daguerre OVV. Cabinet Turquin.
Nguyen Nam Son (1890-1973), Tonkinoise à l’éventail, vers 1935, encre et couleurs sur soie, 61,5 x 43 cm.
Estimation : 50 000/80 000 €
D’Orient et d’Occident
Ce nouvel opus de la maison de ventes comprend cent quarante œuvres, dont les estimations oscillent de 3 000 à 350 000 €. La palme revient à une grande toile de Wang Yan Cheng, de 2014 et exposée la même année au musée national d’histoire de Taipei à Taïwan (voir En couverture, page 8). Si l’art de cet artiste «soucieux de laisser sa vie sur la toile» s’inspire des tableaux vibrants de Chu Teh-chun, les peintres vietnamiens Nam Son, Tran Van Can, Mai-Thu, Vu Cao Dam ou Lé Phô ont fait de la vie quotidienne ou de la femme – qu’elle soit représentée en jeune fille délicate ou en mère attentionnée – leurs thèmes de prédilection. Ces artistes, formés à l’École des beaux-arts d’Indochine créée et dirigée par Victor Tardieu en 1925 à Hanoï, ont découvert l’art occidental en venant à Paris pour l’exposition coloniale de 1931. L’école, où sont enseignées les techniques artistiques occidentales et asiatiques telles que la peinture sur soie ou la laque, sera un véritable vivier de talents. Nguyen Tien Chung, à la différence de ses compatriotes, trouve son inspiration dans les sujets et paysages bucoliques, tels les villages aux champs mordorés et aux calmes pagodes. Son Village du Tonkin, exécuté à la laque et rehauts d’or vers 1935-1940, reflétant l’esprit oriental, illustre la communion profonde entre l’homme et la nature. Il est estimé 30 000/40 000 €. Bien différente est la vision de la nature de Blanche Hoschedé Monet, belle-fille et élève du célèbre impressionniste. Comme lui, elle passe de longues heures en plein air, et il est parfois difficile de distinguer les toiles des deux artistes, tant la jeune femme est fidèle à ses enseignements. À la mort du peintre, son style gagne en indépendance. La toile livrée ici, Coin de jardin de Claude Monet à Giverny, 1947 (25 000/35 000 €) offre une nature plus fragile, une lumière plus onctueuse. Poursuivant cette balade sur le sentier des peintres modernes, on suivra Emilio Boggio dans la campagne des bords de l’Oise, Armand Guillaumin sur les bords de la Creuse et en Ile-de-France, et le Bordelais Frédéric Mialhe jusqu’à La Havane, pour un aperçu de l’atmosphère cubaine (Ruelle animée, 1866, 6 000/8 000 €)…
Lundi 22 octobre, salle 3-5 - Drouot-Richelieu.
Aguttes OVV. Mme Reynier.
Alençon, 3e quart du XIXe siècle. Voile de mariée en dentelle à l’aiguille, à décor de fleurs au naturel et gerbes de fleurs retenues par des rubans noués, 360 x 205 cm.
Estimation : 30 000/40 000 €
Vive la mariée !
Œillets, roses, anémones, pivoines, gerbes de lilas, marguerites, fuchsias… ce voile est une ode à la nature. Certaines fleurs sont représentées au naturel, tandis que d’autres sont en bouquets ou en gerbes retenues par des rubans noués, accompagnées de feuillages et de petites baies. Le décor se détache sur trois réseaux différents : le réseau simple d’Alençon, celui à mailles tortillées, particulièrement dense, et enfin le réseau à mailles festonnées de la dentelle d’Argentan. L’accessoire est à la hauteur de l’événement à célébrer : un mariage de haut rang. Probablement pour une demoiselle d’une riche famille bourgeoise, en l’absence d’armes ou de chiffre. La symbolique des fleurs variant d’un pays à l’autre, celles-ci sont là dans un but purement décoratif. Ce voile de mariée, parfaitement conservé, est l’œuvre d’un grand atelier français, peut-être celui d’Auguste Lefébure & Fils à Bayeux, renommé pour ce type de pièces et la qualité de ses dessins. Il est bien sûr entièrement réalisé à la main. Extrêmement prisées sous Colbert, les dentelles voient ses dames dépenser des fortunes pour ces travaux venant de France, mais aussi largement de l’étranger. À tel point que le ministre interdit cette importation et fait venir les dentellières de Venise ou des Flandres. Des manufactures sont créées à Argentan, à Alençon ou à Sedan dans les années 1730. Stoppée à la Révolution, la production reprend sous l’impulsion de Napoléon Ier. Ces dames en raffolent à nouveau sous Napoléon III. Gageons qu’il en sera de même pour ce voile, exceptionnel également par sa taille, et que les institutions et les collectionneurs français et étrangers participeront à la fête. Et que le meilleur gagnera…
Mercredi 24 octobre, salle 2 - Drouot-Richelieu.
Coutau-Bégarie OVV. Mme Vuille.
Alençon, 3e quart du XIXe siècle. Voile de mariée en dentelle à l’aiguille, à décor de fleurs au naturel et gerbes de fleurs retenues par des rubans noués, 360 x 205 cm.
Estimation : 30 000/40 000 €
Une table pour salon, chambre ou boudoir
Le mobilier Louis XV apparaît comme celui de la spécialisation et de la fantaisie, où les petits meubles, légers et élégants, peu chargés en bronze, sont parfois conçus pour des usages précis, mais servent souvent à beaucoup d’autres. La preuve par l’image avec cette table de forme incurvée, dite à l’époque «en haricot» et aujourd’hui «en rognon». Sa façade à rideau à lamelles découvre trois tiroirs dont l’un forme écritoire, l’un de ses côtés s’ouvre sur deux casiers pivotants. Table à écrire, table liseuse ou table de salon permettant de ranger toutes sortes d’objets, ce meuble offre bien divers usages. Son auteur, François Reizell, d’origine allemande comme nombre de ses confrères à l’époque, est reçu maître le 26 février 1764. Sa production abonde d’ouvrages principalement Louis XV et Transition, qu’il habille de placages en feuilles ou de chatoyants décors de fleurs, d’oiseaux, voire de paysages se détachant en bois clair sur des fonds de bois de rose. Installé rue Traversière, dans le faubourg Saint-Antoine, il quitte vers 1770 ce quartier des ébénistes pour s’établir rue des Saint-Pères et, enfin, rue du Petit-Lion-Saint-Germain, dans le quartier de Saint-Sulpice. Il ne fait enregistrer ses lettres de maîtrise que le 22 février 1765. À cette époque, il emploie comme compagnon celui qui deviendra le célèbre ébéniste Joseph (Baumhauer), artisan privilégié de la cour. François Reizell, dont le principal client était le prince de Condé (1740-1818), a livré de nombreux meubles pour le Palais-Bourbon et pour ses châteaux de Chantilly et de Villegénis, à quinze kilomètres au sud-ouest de la capitale. Notre ébéniste travailla également pour la marquise de Lafayette et pour le duc de Luynes…
Mercredi 24 octobre, salle 5-6 - Drouot-Richelieu.
Beaussant Lefèvre OVV. MM. Bacot, de Lencquesaing.
Georges Mathieu (1921-2012), Luischaux, 1970, huile sur toile, 80,5 x 116 cm.
Estimation : 100 000/150 000 €
Georges Mathieu, l’art est un langage
Peut-on imaginer une dispersion d’arts d’après-guerre et contemporain – ni même une semaine – sans un tableau de Georges Mathieu ? Un bonheur n’arrivant jamais seul, pas moins de sept toiles – exécutées entre 1967 et 1990 et hautement représentatives de son œuvre – viennent sous le feu des enchères. Il est vrai que l’artiste, décédé en 2012, fut l’un des maîtres de la peinture du XXe siècle, fondateur de l’abstraction lyrique, un acteur important de l’aventure abstraite des années 1950, l’inventeur de signes dont la spontanéité n’est qu’apparente. Travaillant parfois devant les caméras, exposé dans le monde entier, salué par des rétrospectives dès 1958, Mathieu est célèbre pour ses grands formats, où la peinture brute jaillit du tube. Son écriture inédite, entre signe ésotérique, calligraphie et énergie brute, à laquelle répondent des titres souvent pétris de références historiques, est reconnaissable entre toutes. Par ordre d’entrée en scène, on tentera sa chance sur Telesma et Li Duan, deux toiles de 1967, estimées respectivement 40 000/60 000 € et 80 000/120 000 €, puis sur celle reproduite, Luischaux, réalisée en 1970 tout comme Songes écarlates, pour laquelle il faudra être prêt à s’engager à hauteur de 120 000/150 000 €. Cette année-là, Mathieu s’abstient de se manifester en public, mais pas de travailler. Il crée dix-huit médailles, célébrant, selon lui, les événements majeurs pour l’évolution de la pensée occidentale, de 313 à 1947. À partir du mois de mai, il réalise quatre-vingts toiles, dites «royales», festives et baroques. Soui-Manga de 1979 apparaît comme une nébuleuse, dans une matière généreuse (60 000/80 000 €), tandis que Seuil ultime (vers 1988) et L’Échec désespéré (1990) évoquent l’ampleur des ouragans, la violence des flammes. Les lignes sont nouées en nœuds, puis déliées à nouveau ; les taches s’écrasent ou explosent pour des jeux pyrotechniques, des combats tauromachiques ; la palette privilégie les rouges et les noirs. Chacune de ces toiles est annoncée à 50 000/70 000 €.
Lundi 22 octobre, salle 6 - Drouot-Richelieu.
Leclere - Maison de ventes OVV.
Boîte cage en nacre, la monture en or, couvercle à charnière agrémenté d’une miniature représentant le cardinal Armand-Gaston Maximilien de Rohan, poinçon du maître orfèvre difficile à identifier, Paris 1743-1744, 7,5 x 5,8 x 3,4 cm.
Estimation : 20 000/30 000 €
Un prélat très politique
Sobre et raffinée, cette boîte est habillée d’un décor d’oves fleuris en nacre rehaussé d’un bouton d’or. Si l’on ignore le nom du maître orfèvre, tout comme le destinataire ou le commanditaire de l’objet, celui dont le portrait orne le couvercle est loin d’être un inconnu. C’est Armand-Gaston Maximilien de Rohan (1674-1749), fils d’Anne de Rohan-Chabot et de François de Rohan, premier prince de Soubise, comte de Rochefort, gouverneur de Champagne et de Berry. Armand n’a que 16 ans quand Louis XIV le fait entrer au sein du chapitre des chanoines de la cathédrale de Strasbourg. Le roi souhaite placer un prélat français dans cette province réputée fidèle au protestantisme, rattachée à la Couronne en 1681. Le pape Innocent XII, intéressé par cette œuvre de prosélytisme, crée un poste d’évêque. Unique candidat, le jeune homme est élu à l’unanimité et succède à d’Egon de Fürstenberg. Il a 30 ans. La tâche est immense qui l’attend sur cette terre de culte luthérien et de langue allemande. En 1713, il est nommé aumônier de France et reçoit le titre de commandeur de l’ordre du Saint-Esprit, 1722 le verra membre du conseil de Régence, puis proviseur de la Sorbonne. Celui que le marquis d’Argenson juge le «plus beau prélat du monde» aura l’insigne honneur de bénir l’union de Louis XV et Marie Leszczynska, et d’administrer les derniers sacrements à Louis XIV. Un candidat idéal pour un peintre… Notre portrait est ainsi réalisé d’après celui de Hyacinthe Rigaud, peint en 1710, dont on ignore la localisation actuelle. Le prince de Rohan est vêtu de l’habit de cardinal muni du cordon bleu et porte la croix de l’ordre du Saint-Esprit. Un trait de caractère dont il ne manquait pas, selon Saint-Simon.
Mercredi 24 octobre, salle 13 - Drouot-Richelieu.
Fraysse & Associés OVV. M. de Sevin.
Jules Barbey d’Aurevilly (1808-1889), ensemble manuscrit de dix poèmes autographes, dont cinq signés, encartés dans une reliure en carton martelé.
Estimation : 15 000/25 000 €
Barbey d’Aurevilly
Si Baudelaire a salué l’oeuvre de Barbey d’Aurevilly et plusieurs écrivains son talent, Victor Hugo, Gustave Flaubert et Émile Zola l’ont éreinté d’une façon tout à fait digne de ses articles. Celui que l’auteur des Misérables surnommait «Barbey d’or vieilli» est d’origine normande et a emprunté à un oncle celui d’Aurevilly. Un moment républicain, démocrate, puis monarchiste intransigeant, il revient au catholicisme et à l’absolutisme, tout en menant une vie élégante et désordonnée de dandy. Ce polémiste redoutable est aussi un romancier au génie tourmenté et à l’imagination sombre, dont les œuvres mêlent romantisme, fantastique et symbolisme décadent pour dépeindre en majorité les ravages de la passion charnelle, d’Une vieille maîtresse au Chevalier des Touches, en passant par L’Ensorcelée, Un prêtre marié et bien sûr son ouvrage le plus célèbre, Les Diaboliques. Paru en 1874, le recueil de nouvelles est immédiatement saisi, et Barbey poursuivi pour «outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs». Flaubert juge Les Diaboliques à se tordre de rire, Zola condamne l’attitude de son auteur au moment des poursuites, celui-ci acceptant de retirer son œuvre de la vente. Un ensemble de manuscrits, carnet intime, cahier de dédicace, lettres et portraits de lui composent l’un des moments forts de cette dispersion. Les estimations oscillent de quelques centaines à 25 000 €. Leur provenance ? La succession de Léon Gosset, homme de lettres décédé en 1959, légataire universel de Louise Read, secrétaire et dernière amie de Barbey. Coureur de femmes et fort aimé d’elles, ce dernier eut une fin de vie assez heureuse, soignée par sa dernière égérie.
Vendredi 26 octobre, salle 2 - Drouot-Richelieu.
Mathias OVV. Oger - Blanchet OVV. M. Raux.

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