La Gazette Drouot
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L'agenda des ventes
Nicolas Schöffer (1912-1992), LUX (sculpture spatioluminodynamique), 1974-1975, acier découpé, 280 x 110 x 113 cm.
Estimation : 35 000/45 000 €.

À la une
Le donjon de Jouy, ancienne propriété entre autres de Jules Hardouin-Mansart, possède une longue histoire. Aujourd’hui, son parc accueille une cinquantaine de sculptures monumentales contemporaines, les œuvres de format plus réduit étant exposées dans les salles du château. Cette pièce de Nicolas Schöffer s’inscrit parfaitement dans le site, comme un écho aux ruines de la tour. Sculpteur d’origine hongroise, installé à Paris depuis 1936, son auteur se conçoit comme un artiste ingénieur, travaillant pour la société et dans la ville. «L’artiste», dit-il dans sa préface de La Ville cybernétique (Tchou, Paris 1969), «possède l’extraordinaire liberté conceptuelle et imaginative qui lui a toujours permis d’échapper à toutes les contraintes et d’accéder à des dépassements qu’aucune activité humaine n’a pu atteindre». Des champs jusque-là étrangers à la sculpture s’ouvrent pour lui. Il imagine en 1959 un ballet avec CYSP 1, sur une chorégraphie de Maurice Béjart, donné sur le toit de la Cité radieuse du Corbusier, et une sculpture-automobile, la SCAM 1, qui parcourt les rues de Milan en 1973 et celles de Paris l’année suivante. Ses tours spatiodynamiques s’inscrivent dans l’espace urbain et participent à la vie sociale, réminiscence du modernisme enseigné avant guerre par le Bauhaus. N’est-il pas l’héritier des constructivistes russes et d’un Fernand Léger, comme on peut le voir dans le film Ballet mécanique (1924) ? Avec Schöffer, tout se met à bouger sur un rythme rapide, de sorte qu’à peine vu l’objet s’est déjà transformé. En témoigne son grand projet de Tour Lumière Cybernétique pour la Défense, auquel il travaille de 1963 à 1979. Haute de 307 mètres, réalisée en tubes d’acier, comportant sept plates-formes ouvertes ou public, elle devait se dresser sur un socle en pyramide inversée aux parois réfléchissantes. Deux cents bras parallèles supportent 114 axes tournants et leurs 363 miroirs en inox poli. Il faut encore imaginer des projecteurs de lumière colorée en mouvement ! Il l’a pensée comme la première œuvre d’art interactive… On doit se rendre à Liège pour voir la seule tour cybernétique réalisée. Ses sculptures sont quant à elles déclinées en séries, comme celle du parc du donjon de Jouy. Intitulée «LUX (sculpture spatioluminodynamique)», cette suite met en scène la netteté des lignes, des articulations savantes, pour offrir une nouvelle perspective selon le point de vue et jouer avec les surfaces. Un moteur peut mettre certaines œuvres en action, un projecteur faisant danser les ombres sur un écran.
Jeudi 7 mai, salle 5-6 - Drouot-Richelieu.
Christophe Joron-Derem SVV.
Allemagne, XVIIIe siècle. Rouleau d’Esther composé de quatre feuilles de parchemin cousues, enluminées à l’encre et à l’aquarelle de fleurs et feuillages, personnages, scènes de fête, h. 15,5 cm.
Estimation : 3 000/6 000 €.
Objets du monde
Un peu plus de cent cinquante objets de culte juif composent la collection de Norman Schenker (1912-2011). Médecin établi en Autriche puis en Suisse, mais aussi auteur de nombreux films scientifiques souvent primés, le docteur Schenker s’investit dès sa jeunesse dans de nombreuses associations sionistes avant de devenir, en 1993, l’un des fondateurs du musée d’Israël à Jérusalem, auquel il fit don de sa collection de sceaux hébreux antiques. Parti exercer aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Italie, Norman Schenker en profite pour cultiver son goût pour l’art et l’histoire du judaïsme et enrichir sa collection d’objets, allant du XVIIe au XIXe siècle. À savoir, des ensembles de circoncision – couteaux, plats et plateaux, coupes –, des boîtes à aromates ou à cédrat en argent gravé et filigrané, des coupes de kiddouch, des chandeliers de shabbat, des boucles de ceinture pour Roch Hachana et Kippour, des lampes et des toupies de Hanoucca en métal précieux ciselé, des rouleaux d’Esther (voir photo), des plats de mariage en étain et des plateaux de Seder, des rimonim ainsi qu’un ensemble de bagues de mariage… Cet intéressant panorama européen, pour lequel il faudra être prêt à engager des sommes oscillant de quelques centaines à 10 000/15 000 €, est emmené toutefois par une coupe de kiddouch façonnée en argent au XVIIIe siècle, au poinçon de l’orfèvre d’origine suisse installé à New York, Lewis Fueter (1746-1784). Gravée d’inscriptions en hébreu et en anglais, cette coupe sur pied évoque autant l’histoire de l’orfèvrerie américaine que l’épopée des premiers immigrants juifs vers le Nouveau Monde. Elle aurait en effet été offerte, en 1769, à la première congrégation juive d’Amérique du Nord, Shearith Israël. Fondée en 1654 par des Espagnols et des Portugais chassés de Recife, au Brésil, par l’Inquisition, Shearith Israël acquiert – et consacre – sa première synagogue en 1730, à Mill Street. Quant au donateur, il s’agirait d’un des membres de la famille Hays, dont les ancêtres ont émigré de Hollande au début du XVIIIe siècle, sur leur propre bateau et avec leur cheptel, pour s’installer comme fermiers près de New Rochelle. Une longue histoire…
Mercredi 22 avril, salle Favart.
Ader SVV. M. Fraenckel.
Poul Kjærholm (1929-1980) & Ejvind Kold Christensen éd., table de salle à manger PK-54A, 1963, édition vers 1970, acier, marbre gris et blanc veiné à effet granité, rack à allonges en érable et caoutchoucs de maintien d’origine, h. 65, diam. du plateau 139 et 217,5 cm
(avec les allonges).
Estimation : 10 000/15 000 €.

Icône scandinave
Fonction, matières naturelles, formes observées dans la nature poussées jusqu’à l’abstraction : ce modernisme éclot dans les années 1930, en particulier dans les pays scandinaves. Il suffit de prononcer les noms d’Alvar Aalto, Arne Jacobsen, Poul Henningsen ou Verner Panton pour voir surgir des meubles, sièges et luminaires, aujourd’hui encore stars du design, auxquelles le Museum of Art de Philadelphie consacre, du 23 mai au 27 septembre, une exposition «Northern Lights : Scandinavian Design». Le Danois Poul Kjærholm s’inscrit dans leur lignée. Il entre en apprentissage chez le menuisier Thorvald Gronbech en 1948 et poursuit ses études à l’École des arts décoratifs de Copenhague. En 1953, il épouse une étudiante en architecture, Hanne, et entame une carrière de professeur tout en créant son propre mobilier. Ses prototypes seront édités par son ami Ejvind Kold Christensen, de 1953 à sa mort, en 1980.
Le succès et la reconnaissance officielle arrivent dans la foulée : il gagne le grand prix de la Triennale de Milan dans deux éditions successives (1957 et 1960), est remarqué à l’exposition «Formes scandinaves» à Paris, en 1958, date à laquelle il remporte le prix Lunning attribué chaque année à deux éminents créateurs scandinaves. Poul Kjærholm se distingue de ses contemporains par l’emploi de l’acier comme principal matériau, toutefois combiné aux bois, cuir, marbre et rotin ; il admire le reflet de la lumière sur cette surface polie et le considère comme «de même mérite artistique que le bois ou le cuir». En 1961, le designer crée la chaise PK-9, dite aussi «Tulipe», éditée à cette même période. Deux ans plus tard, il imagine ce modèle de table pour quatre chaises PK-9, dont il portera le nombre, grâce à son ingénieux système d’allonges, jusqu’à dix. Une suite de la première édition est également proposée dans cette vente, assortie d’une estimation d’environ 70 000 €. La version rallongée fut nommée PK 54A, pour laquelle Kjærholm conçut même un rack en érable afin de stocker les allonges lorsqu’elles ne sont pas utilisées…
Jeudi 23 avril, Espace Tajan, à 17 h.
Tajan SVV. M. Wattel.
Lucio Fontana (1899-1968), Concetto spaziale (Attese), 1959, peinture sur toile lacérée, signée et titrée, 22 x 15,5 cm.
Estimation : 300 000/400 000 €.
© Fondation Lucio Fontana, Milano / by SIAE / ADAGP, Paris 2015
Le rouge et le noir
L’abstraction d’après-guerre est de retour à Versailles. Deux stars des monochromes se feront face, mises sur un pied d’égalité par leur estimation, comprise dans une fourchette de 300 000 à 400 000 € : Lucio Fontana et Pierre Soulages. Réduire la peinture à une seule couleur pour renouveler son langage, le défi était de taille. Si Malevitch a montré la voie en 1915, le genre s’épanouit véritablement après la Seconde Guerre mondiale. L’enjeu est de donner à voir par-delà le tableau... Lucio Fontana est de ceux qui ont fait table rase du passé, comme le prône par l’énoncé même de son nom le groupe Zéro, auquel il s’est associé. Recherchant «l’unité du temps et de l’espace», il réalise ses premiers monochromes en 1949, baptisés «Concetti spaziali». En perforant ses œuvres, Fontana fait entrer l’action dans la peinture, à laquelle il confère aussi une dimension sculpturale. Introduites dans son travail en 1958, un an avant la création de l’œuvre écarlate mise en vente ce dimanche, ses lacérations ouvrent le tableau sur un espace infini… Dans son rapport à la monochromie, Pierre Soulages est moins exclusif et conceptuel que son homologue. À ses débuts, il conçoit le noir comme un élément de contraste, avant de travailler par la suite la couleur comme une texture. Sa Peinture 130 x 89 cm, 1er octobre 1984 illustre ce dernier aspect. Nous sommes dans l’Outrenoir, voie explorée par l’artiste à partir de 1979. La monochromie devient presque fictive, grâce au travail de la peinture, traitée comme un matériau. Creusée de stries horizontales et verticales, celle-ci gagne de nouvelles qualités plastiques, emprisonnant la lumière, dont les reflets brisent l’uniformité du noir pour créer la composition.
Dimanche 26 avril, Versailles.
Versailles Enchères SVV.
François Pierre Barry (1813-1905), Lancement d’un navire dans le port de Marseille avant la construction de Notre-Dame-de-la-Garde, huile sur toile, signée, 40 x 57 cm.
Estimation : 25 000/30 000 €.
Animation sur le Vieux-Port
Aujourd’hui, sur la colline dominant Marseille, se dresse Notre-Dame-de-la-Garde. La basilique, surnommée «la Bonne Mère», a été achevée en 1864. C’est donc avant cette date que François Pierre Barry a réalisé ce tableau décrivant le port, lieu vital de la cité phocéenne au milieu du XIXe siècle, son centre historique et économique. Surchargé, le Vieux-Port  a d’ailleurs reçu une extension, le bassin de la Joliette, finalisé en 1853. Né à Marseille en 1813, Barry a fait de sa ville son sujet de prédilection. Bien qu’il ait débuté une carrière de coiffeur, il commence à étudier la peinture pendant ses loisirs, à l’école de dessin de l’atelier d’Aubert. Dès 1838, il expose Naufrage et Intérieur d’une forge. Il se décide à monter sur Paris deux ans plus tard pour compléter sa formation auprès de Théodore Gudin, premier peintre officiel de la Marine. Le travail paie, puisqu’il obtient une médaille de troisième classe pour deux marines au Salon de 1840. Mais, bientôt, Barry élargit son horizon en parcourant l’Orient : Constantinople et Smyrne, mais aussi l’Égypte en 1862, en compagnie du prince Jérôme Bonaparte, cousin de Napoléon III. Cependant, l’artiste revient inlassablement dans sa ville natale afin d’en décrire les bords de mer et l’activité, avec autant de poésie que de réalisme. Une myriade de personnages assiste au lancement de ce nouveau navire, les plus modestes à pied sur la plage et les plus riches, bien installés dans des barques. Les mâts de l’embarcation de gauche répondent à la colline en arrière-plan et s’opposent aux maisons horizontales. Un panorama vivant et pleinement abouti.
Samedi 18 avril, Marseille.
Leclere - Maison de ventes SVV.
Attribuée à Claude Charles Saunier (1735-1807), Commode en marqueterie de quartefeuilles en façade et sur les côtés, ouvrant à trois tiroirs, dessus de marbre brèche d’Alep, 89 x 81,5 x 41,5 cm.
Estimation : 10 000/15 000 €.
Transition par Saunier
Élégance et simplicité s’unissent dans cette commode d’une réelle perfection technique. Une grande réussite pour une réalisation qui illustre le passage entre le style Louis XV et Louis XVI. Une «transition» dans laquelle l’ébéniste excellait. Si certains de ses confrères ont parfois peiné à trouver l’harmonie dans ces meubles mêlant à la fois les courbes rocaille et les motifs néoclassiques, Saunier quant à lui ne semble pas avoir éprouvé de difficultés. Son parti pris ? Celui de l’épure et de l’élégance. Si notre meuble conserve les petits pieds cambrés, avec un fort épaulement typique de sa production, il adopte par ailleurs un fin tiroir orné d’une frise d’entrelacs en bronze, des montants droits à pincement central et surtout une marqueterie à décor de grands quartefeuilles inscrits dans des carrés, un motif souvent utilisé par Saunier. Le jeu du bois clair, certainement de rose, et d’une essence sombre, de l’amarante, vient offrir une dernière touche dynamique à l’ensemble. Ce type de commodes aux côtés carrés, aux pieds galbés et à la discrète marqueterie est devenu une signature de Claude Charles Saunier. C’est en 1765 que celui-ci prend la direction de l’atelier de son père et fait enregistrer ses lettres de maîtrise. Il peut désormais abandonner le style rocaille, qu’il pratique depuis treize années, afin de s’épanouir pleinement dans ce style novateur qui fera sa célébrité. Sa réputation atteindra en effet l’Angleterre grâce à son marchand, Daguerre, lequel  compte parmi ses clients lord Spencer. S’il ne livrera pas la cour de Versailles, il travaillera pour les amateurs parisiens éclairés préférant la sobriété et l’élégance au luxe. Une production tout en mesure !
Samedi 18 avril, Nice.
Hôtel des Ventes Nice Riviéra SVV. M. Dayot.
Edgar Degas (1834-1917), Danseuse (préparation à la seconde), dessin au fusain rehaussé de gouache blanche et de lavis, portant
le timbre de la vente de l’atelier et annoté, 22,5 x 31 cm.
Estimation : 25 000/35 000 €.
Degas et la danse
La danse est l’un des thèmes emblématiques de l’œuvre d’Edgar Degas. Une manne pour ce dessinateur hors pair, travailleur inlassable de la ligne et curieux de la vie. Ces ballerines en préparation ou en représentation n’ont cessé d’inspirer le maître impressionniste, plus attiré par les scènes d’intérieur, intimes, que par celles de plein air qu’affectionnaient ses acolytes. Issu d’une grande famille bourgeoise et mélomane, il a reçu l’éducation classique adéquate pour comprendre le monde de la danse. Dès son plus jeune âge, il fréquente assidûment l’Opéra, situé rue Le Peletier depuis le 19 août 1821, puis détruit par un incendie et remplacé par l’Opéra-Garnier, inauguré le 5 janvier 1875. Des soirées mondaines auxquelles il participe avec plaisir. Encore très peu abordé, ce thème s’inscrit dans la quête chère aux impressionnistes : l’étude de la vie quotidienne et du mouvement. Dès les années 1860, Degas comprend l’intérêt pictural de l’univers des ballets. Il se rend aux spectacles, mais aussi dans les coulisses, afin de capter des moments d’intimité. Il développe d’ailleurs une amitié avec les professeurs Jules Perrot et Louis Ménante, qui deviendront des personnages récurrents de ses toiles. Il présente sa première œuvre sur le sujet à l’exposition impressionniste de 1874. Les danseuses deviendront l’un de ses thèmes favoris au cours des années 1870 et 1880. Deux superbes exemples en sont conservés au musée d’Orsay, La Classe de danse et Le Foyer de la danse à l’Opéra de la rue Peletier. Notre dessin, provenant d’une collection particulière, de même qu’une Femme nue s’essuyant au fusain, présentée à 30 000/40 000 €, s’intéresse au travail d’une jeune fille sur les positions, ici la seconde, avec les pieds parallèles et écartés. Présente à la troisième vente de l’atelier Degas, du 7 au 9 avril 1919 à la galerie Georges Petit, cette feuille y avait été adjugée 600 francs… Qu’en sera-t-il presque un siècle plus tard ?
Samedi 25 avril, Cannes. Azur Enchères Cannes SVV.
Issaly & Pichon. M. de Louvencourt, Mme Sevestre-Barbé.
Dado (1933-2010), Retz, 1994, huile sur panneau titrée, signée et datée, 249 x 122 cm.
Estimation : 12 000/18 000 €.
Un cardinal mémorable
Dans son texte «Dado ou le cardinal de Retz», paru en 1992-1993 dans L’Œuf sauvage, Pierre Bettencourt écrit : «Dado, venu en France de ses sauvages montagnes natales, garde quelque chose du bandit de grands chemins. Mais, cette fois, il s’en prend à un carrosse beaucoup mieux gardé, précédé et suivi d’une escorte quasi royale. Et ce carrosse… cache dans l’ombre de ses portières un être autrement bigarré et d’un charme autrement redoutable, le cardinal de Retz.» Voici donc la nouvelle victime du peintre Miodrag Djurig, né au Monténégro en 1933. Jean-François de Gondi, cardinal de Retz, est issu d’une riche famille florentine. Grand orateur et politicien, célèbre pour ses aventures galantes, il mène une vie faite d’intrigues. Il raconte notamment son projet avéré d’assassinat contre Richelieu, dans ses Mémoires, qui ne manquent pas d’une certaine ironie. Il sera même emprisonné par Louis XIV  avant de s’évader… Réfugié à Rome, il en est chassé par le pape Alexandre II. Il cherchera à se faire pardonner du Roi-Soleil jusqu’à la fin de sa vie. Une existence romanesque et un personnage tourmenté qui ne manquent pas d’intriguer Dado. Après être passé par les beaux-arts d’Hercognoir puis de Belgrade, l’artiste s’installe à Paris en 1956. Il rencontre alors Jean Dubuffet puis, par l’entremise de ce dernier, le marchand Daniel Cordier. C’est dans un moulin à Hérouval, près de Gisors, qu’il poursuivra sa carrière, bouillonnante et toujours inspirée. Cette série des «Mémoires du cardinal de Retz» commence en 1992. Faite de panneaux de grandes dimensions, elle dissèque, étudie puis détruit le coupable prélat dans un style, typique de l’artiste à cette période, où la couleur s’empare peu à peu de compositions au dynamisme et à la force organique uniques.
Samedi 18 avril, Lille.
Mercier & Cie SVV.

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